
HateSphere sonne la révolution.
En 2026, le groupe danois mené par Peter Lyse Karmark (guitare, Dark Tranquillity), Mike Park Nielsen (batterie, Illdisposed, ex-Mercenary), Jimmy Nedergaard (basse), Mathias Uldall (chant) et Franz Aleksander Posch (guitare, Livløs) reviennent avec leur douzième album, Guillotine.

L’album s’ouvre avec Chapter XII, une introduction d’abord assez calme et mélancolique au son clair qui va se changer en saturation à mi-parcours, conservant ses tonalités enivrantes avant de devenir plus accrocheuse en rejoignant Dogma, titre où les racines Thrash/Death s’expriment pleinement, et qui accueille également les premières parties vocales furieuses de Mathias. L’approche saccadée permet aux musiciens de relancer la machine en permanence, mais aussi de développer leurs mélodies acérées avant de passer au titre éponyme Guillotine qui reste sur un groove assez froid et brutal, mais qui va finalement faire mouche et nous briser la nuque, à défaut de nous la couper. On enchaîne avec Morbid, composition elle aussi très hachée qui nous fait naturellement remuer le crâne, mais qui sait aussi user de parties bien plus virulentes pour que le headbang devienne frénétique avant de vite passer à Cleansing où les harmoniques frappent aussi fort que la rythmique. Le morceau sévit à bonne allure puis nous emporte vers Snake Charmer qui démarre assez lentement puis qui n’hésite pas à passer la seconde et nous rouler dessus, profitant de sa durée pour laisser les mélodies planer, puis c’est Mouth Filled With Barbed Wire qui prend le relai et développe ses leads sur des riffs survoltés façon Death Mélodique aux relents Old School. Bottom Feeder va proposer une approche d’abord un peu plus lente et entêtante, mais le groupe ne s’énervera à la mi-chemin, repartant vers quelque chose de plus énergique afin de mieux revenir à sa lourdeur pour le final qui mène à la vive Human Scum, composition qui alterne aisément entre toutes ses influences pour convaincre. Le titre passe comme une lettre à la poste, mais c’est déjà la fin de l’album avec Heresy qui va à son tour proposer des vagues d’agressivité suivies de refrains plus légers, plus doux et même enivrants par moments, laissant le vocaliste s’aventurer dans des registres un peu plaintifs pour refermer ce chapitre.
Hatesphere connaît par coeur sa base de Death, Thrash et Groove Metal, et l’album est déjà très bon ainsi, mais on note sur Guillotine quelques percées vers d’autres influences, le rendant encore plus intéressant !
85/100