Review 3507 : Dawn of Demise – Feed My Absurdity

Retour en force pour Dawn of Demise.

Toujours avec le soutien de Unique Leader Records, le groupe danois mené par Bjørn Jensen (basse, Bloodgutter, Temple of Scorn), Martin Sørensen (guitare, ex-Bloodgutter), Jakob Nyholm (guitare, ex-Hatesphere), Scott Jensen (chant, ex-Infernal Torment) et Bastian Thusgaard (batterie, Soilwork, The Arcane Order, ex-Wrath of Belial) dévoile en 2026 après sept ans d’absence son septième album, Feed My Absurdity.

Le titre éponyme Feed My Absurdity attaque à bonne allure avec des racines Old School accrocheuses et évidentes renforcées par les vociférations de Scott qui apporte le côté brutal, transformant la composition en véritable poing en pleine face qui ralentit à peine lorsque le solo place quelques touches plus travaillées. La moshpart finale est parfaite pour nous traîner jusqu’à Ominous titre suivant qui récupère plus ou moins les mêmes patterns, proposant tout de même des palm-mute lourds plus tôt, s’inspirant d’un Brutal Death groovy et agressif. Les parties leads sont bien plus dissonantes, mais à l’inverse quasi-inexistantes sur The Essence of Extirpation, le morceau se concentrant sur une rythmique épaisse et martiale pour nous piétiner en bonne et due forme sans aucune forme de pitié, tout comme sur Reviving Demise qui mise sur des accélérations bien senties pour décupler sa force de frappe. On passe à The Immoral qui nous autorise un court temps de répit le temps d’une intro avant de revenir à des racines Slam Death efficaces, laissant tout de même éclore un solo chaotique qui colle parfaitement à l’atmosphère furieuse du titre, qui finira après un autre break à laisser place à la ravageuse Downcast qui laisse ses influences les plus techniques s’exprimer sur quelques passages avant de revenir au groove habituel. Le groupe ne prend pas plus de pincettes avec Dissociation, titre suivant qui va certes ralentir un peu, mais qui reste extrêmement solide et pense même à diversifier un peu les parties vocales sans hésiter à accélérer, notamment pour le solo, puis les riffs hachés repartent de plus belle avec Onset of Iniquities qui reste sur des patterns assez simples bien que sauvages pour convaincre sans mal. Même punition avec Sense of Superiority qui pousse le tempo pour créer une vague de violence sans fioriture, puis l’album touche à sa fin avec Break the World, ultime composition qui fonce sans s’arrêter mais non sans nous violenter une dernière fois, que ce soit avec sa rythmique ravageuse ou ses leads qui s’enflamment de temps à autre.

Dawn of Demise semblait en fin de course avec son dernier album, mais force est de constater que le groupe s’est remis sur le droit chemin ! Feed My Absurdity ne jure que par l’efficacité brute, et si les morceaux se ressemblent pas mal, ils restent accrocheurs pour les amateurs du style.

70/100

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