Review 185: Omniarch – Omniarch

Mêler technicité et mélodicité dans le Death Metal ? Aucun souci pour Omniarch.

Créé très récemment, le groupe se monte sur les cendres de deux formations canadiennes et compte sur le talent de Morgan Lambert (guitare), Jon Hofmann (basse), Mason Wilson (guitare), Mackenzie LaHaye (chant) et Henry Giesbrecht (batterie) pour une première production surpuissante. Nommé Omniarch, ce premier album se découvre tout de suite entre fantasy et mythologie ! A noter qu’en live, c’est Sean Higgins qui est derrière les fûts.

On démarre avec Caligula, un titre qui ne perd pas une seule seconde pour frapper. Avalanche de blast, double pédale, riffs ultra-rapides et des hurlements surpuissants. L’agressivité est omniprésente, mais surtout parfaitement maîtrisée par le combo, et si le tempo est très élevé, les musiciens n’hésitent pas à inclure des harmoniques mélodiques dans leurs structures complexes. A Voracious Awakening est construit avec la même volonté, mêlant avec intelligence mélodies, parties techniques et hurlements déchaînés. Ambiances épiques et choeurs sont également de la partie, tout comme certaines influences Prog et un son de basse renforcé sur le break avant Humanaut. Empruntant quelque peu de sa vivacité à un Thrash/Death, le morceau est incisif et n’hésite pas à caler quelques passages plus dissonants, tout en les liant avec une rythmique intense et bourrée de parties lead.
Ohm Cairn est la suivante, et elle joue avec d’autres influences. Une voix claire presque mystique s’invite de temps à autres pendant que la rythmique torturée des canadiens sévit avec férocité. Le break vous surprendra avant de repartir sur des riffs massifs et un solo, puis le groupe nous achève avec le final. Très entraînante, Wrath of Erymanthos est dotée d’un certain groove, mais aussi d’une pointe de folie dans les passages lead qui sont appréciables, alors que Pathfinder met l’accent sur de l’efficacité pure. Une section rythmique lourde laisse aux guitares la possibilité de s’exprimer pleinement alors que le vocaliste hurle tout ce qu’il peut. Dernier morceau, Ursa Major a la lourde tâche de clore cet album. Le groupe va par conséquent déployer tout son arsenal pour nous laisser la meilleure impression possible, entre parties imposantes, riffs techniques et influences violentes.

Pour un premier album, Omniarch frappe très fort ! Omniarch est un album sur lequel il est impossible de s’ennuyer, que l’on soit amamteur de violence, mélodies ou technicité. Le bagage musical des membres leur permet de conjuguer toutes leurs influences avec un naturel impressionnant.

85/100

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