Review 212: Pilori – A Nos Morts

Laissez toute trace de délicatesse au placard, Pilori revient.

Créé en 2016 à Rouen, le groupe est actuellement composé de R. (guitare), Gu. (batterie), Gr. (chant) et J. (basse). La première démo sort l’année de la création du groupe, et 2017 marque la sortie du split avec Dakhma. C’est donc en 2020 que sort A Nos Morts, leur premier album. Et ils ne sont visiblement pas décidés à faire dans la finesse.

Dès le premier titre, Pilori frappe fort. En plus d’une rythmique mêlant Punk Hardcore, Blackened Crust et éléments Death Metal, la dissonante Que la Bête Meure est un titre en collaboration avec Dylan Walker (Full of Hell, Sightless Pit). Autant vous dire que même quand le tempo ralentit, c’est lourd et très sale ! On continue avec les courtes mais oppressantes Apnée et La Grande Terreur, deux morceaux très dissonants et particulièrement ravageurs, puis le groupe nous offre une deuxième collaboration. C’est Matthias Jungbluth (Fange, Calvaiire) qui prête sa voix au groupe sur Poursuite du Vent, un morceau plus axé Grind. Une base violente, des riffs entrainants, et lorsque les chanteurs commencent à hurler, il est impossible de ne pas avoir envie de distribuer des claques. Après un final très dissonant, on passe à Roi des Rats, une interlude massive qui ne dure que très peu. C’est lourd, c’est rapide, et c’est tout ce qu’il nous fallait avant de se prendre A Nos Morts en pleine face. Un titre instrumental sombre, mais qui colle parfaitement à cet esprit à la fois agressif et inquiétant. Lorsque Viendra la Nuit prend la suite, et c’est une nouvelle composition très efficace et rythmique qui nous agresse. Même constat pour Divine Comédie, un mur de saturation qui s’écrase littéralement sur nous avant de ralentir pour la partie finale. On pourrait penser à une accalmie pour Sous Mes Mains, mais bien que le tempo ne soit pas aussi rapide à première vue, le son explose avec un blast vif. À la Recherche du Temps Perdu et son introduction entêtante est la suivante, et c’est un break qui intervient bien vite avant que la rythmique ne frappe à nouveau. Plus lente, mais tout aussi imposante. Dernier titre, Danse Macabre reprend cette base Punk Hardcore pour débuter, mais c’est un dernier changement de rythme qui nous fera remuer la tête tout en digérant les dissonances.

A Nos Morts est court, incisif et surtout très bien construit. Avec ce premier album, Pilori pose la première pierre brute d’un son sale, cru et aidé d’un chant saturé au possible en français. Le chaos leur appartient, et les lives sont du même acabit !

80/100

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