Review 088 : Psyclon Nine – We, The Fallen

Psyclon Nine - Logo

Vous avez déjà pensé à mêler Aggrotech et Black Metal ? Parce que Nero Bellum, chanteur de Psyclon Nine, l’a eu dès 1999, sous le nom de Defkon Sodomy.

Si la base Aggrotech/electro est présente depuis les débuts, l’ajout des influences Gothiques et Black Metal se fera progressivement. Nero (chant) changera plusieurs fois de partenaires au cours des albums. Les plus récurrents, seront Rotny Ford (guitare, synthétiseurs) et Sevin (synthétiseurs), alors que différents membres live ou de studio se succèderont (Jon Siren, Abbey Nex, Merritt Goodwin, Brent Ashley, Josef Heresy, Eric Gottesman, Glitch Nix…). Bien qu’assez mystérieux, ce groupe restera l’un des premiers du genre à avoir marqué mon esprit. L’album sur lequel nous allons nous pencher aujourd’hui est leur quatrième, We, The Fallen. Préparez-vous à la corruption.

Psyclon Nine - We The Fallen

L’album démarre sur une introduction plutôt spéciale. Entièrement composée de samples qui mélangent sons électroniques et hurlements lointains, Soulless (The Makers Reflection) imposera une ambiance angoissante dès le début. C’est seulement après que We, The Fallen approchera nos esprits. Un titre profondément ancré dans le style Gothique Electronique/Aggrotech, mais dont les ambiances sont sombres à souhait. La voix de Nero Bellum se fait plus aiguë et perçante que jamais, alors qu’Heartworm s’inspirera clairement d’un Black metal aux ambiances malsaines pour séduire avant un break lourd assez inattendu.
Thy Serpent Tongue s’oriente directement vers un Metal Industriel tranchant et sans compromis entrecoupé de passages Electro pour déclencher l’hystérie dans une fosse, alors que Bloodwork aura pour rôle de calmer le jeu sans pour autant oublier une rythmique lourde et entraînante. Petite pause avec The Derelict (God Forsaken) qui débutera plus calmement que les autres titres, tout en finissant sur des nappes de claviers dont le son caractéristiques nous rappelleront les grands noms du genre.
Retour sur un style plus agressif que jamais avec Widowmaker et l’apparition de Brandan Schieppati (Bleeding Through) pour un mélange de voix qui me séduit à coup sûr, alors que c’est la lenteur des riffs qui m’a plu sur There But For The Grace Of God. Si le son lourd et oppressant des américains vous angoisse, alors profitez de la dernière pause de l’album sur Of Decay (An Exit) et son sample de fond.
Un synthétiseur vient progressivement prendre le contrôle de votre casque pour déboucher sur Suicide Note Lullaby. Impossible d’être rassuré avec cet hymne à la mort que je trouve absolument sublime, mais qui reprendra le côté industriel du groupe avant le dernier refrain. As One With The Flies est un titre glaçant et glacial, alors que Under The Judas Tree, le dernier extrait de l’album, permet de finir sur une touche acoustique. Même si elle ne dure pas, cette dernière rappelle que le groupe évolue dans tous les univers, du moment que l’ambiance glauque leur permet d’exister.

Alternant entre anti-christianisme et questions sur la religion, Psyclon Nine a su s’inspirer des grands noms de la scène Industrial/Aggrotech pour se forger une identité puissante et inimitable. La dernière tournée européenne ayant été annulée à cause du départ de deux des membres, j’attends qu’une nouvelle soit planifiée, car le groupe est plutôt rare en Europe…

 

 

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