Review 120 : Rivers Of Nihil – Where Owls Know My Name

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Il y a des albums qui sortent dans l’anonymat presque total, certains qui font quelques vagues, et d’autres que l’on attend avec impatience. Rivers Of Nihil fait partie de la troisième catégorie.

Le groupe naît en 2009 sous l’impulsion de Brody Uttley (guitare) et Adam Biggs (basse/chant), alors tous deux dans Dissidian, mais les deux hommes sont également accompagnés de Jake Dieffenbach (chant). Le line-up a subi quelques changements entre le premier EP en 2010 et Where Owls Know My Name, leur dernier album, comme l’arrivée Jon Topore (guitare) en 2014 et celle de Jared Klein (batterie) en 2017, mais tout le monde s’accorde pour dire que le groupe a atteint une sorte de paroxysme dans leur musique. Accompagnés d’instruments traditionnels (saxophone, violon, trompette…) et de membres de Black Crown Initiate et The Zenith Passage, les américains ont voulu mettre la barre encore plus haut que précédemment.

Rivers Of Nihil - Where Owls Know My Name

 

Le premier titre, Cancer/Moonspeak, est une introduction atmosphérique qui contient quelques paroles, parlées ou chantées, ainsi que des samples, qui nous entraînent lentement vers The Silent Life. Cette composition prouve à elle seule à quel point le groupe était inspiré pour commencer l’album. Les harmoniques techniques rencontrent des rythmiques Death Atmosphérique pour un mélange des plus détonnants. Le chant de Jake, toujours aussi puissant se heurte à ce mur calme et intrigant, qui fait finalement intervenir un saxophone et enfin une guitare lead venue d’ailleurs. Les instruments se conjuguent en un chaos sans nom pour finalement revenir à la normale pour A Home. Nettement plus Progressif, ce titre démontre à nouveau toute la technicité dont les musiciens peuvent faire preuve pour arriver à un résultat démentiel qui met en avant la basse d’Adam pour un son bluffant. Le double chant qui précède le chant clair est absolument parfait.
Vous pensiez que le calme du début allait rester ? C’est mal connaître le groupe, qui nous offre un concentré de violence pure avec Old Nothing et ses riffs saccadés. Ce titre n’offre presque aucun moment de répit, tant le break qui offre à Justin McKinney (The Zenith Passage, ex-The Faceless) de placer un solo est poignant. Subtle Change (Including the Forest of Transition and Dissatisfaction Dance) est à peine moins intense, avec une introduction qui s’installe progressivement et une rythmique qui explose pour repartir, revenir, repartir… Terrestria III: Wither débute de façon assez surprenante, mais l’attente en vaut finalement la peine, car la puissance qu’elle dégage est phénoménale. Peu de paroles, mais les instruments sont bien assez parlants.
Le groupe revient sur un Death Metal imposant et atmosphérique à la fois avec Hollow, une nouvelle composition qui met la technicité des musiciens à l’épreuve pendant un long moment, mais Death Is Real est exactement du même acabit. Parfois trop lente pour les puristes du style, ce titre est une vraie perle pour qui sait attendre. Le titre éponyme, Where Owls Know My Name débute comme un titre violent, mais lorsque le son arrive, la composition est étrangement calme. Pourtant très atmosphérique, il est impossible de ne pas sentir la pression qui se dégage des riffs du combo lorsqu’ils jouent. Une fois encore, le saxophone fera sensation pour un break original mais maîtrisé de bout en bout, et qui inclut la voix d’Andy Thomas (Black Crown Initiate). Le dernier titre, Capricorn / Agoratopia, débute sur une voix presque fantomatique avec des choeurs hurlés en arrière plan qui font froid dans le dos afin d’instaurer une dernière fois cette ambiance dérangeante qui s’impose petit à petit dans l’esprit de l’auditeur afin de briser pour de bon les codes du Death Technique. Une merveille.

Cela faisait un moment que je n’avais pas ressenti un album de Death Technique aussi réfléchi et planant. Rivers Of Nihil ont certes toujours été une valeur sûre de la scène, mais leur style particulier a fait parler ces derniers temps. Annoncé récemment, Where Owls Know My Name vaut réellement le détour, et les américains auront du mal à faire mieux la prochaine fois…


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