Interview: Seb – Sublime Cadaveric Decomposition

Peu après leur show au Hellfest 2019, Seb, chanteur de Sublime Cadaveric Decomposition a pris un peu de son temps pour répondre à mes questions.

Bonjour à toi et surtout merci de m’accorder un peu de ton temps ! Comment est-ce que tu présenterais Sublime Cadaveric Decomposition à quelqu’un qui n’y connaît absolument rien ? D’où t’es venu le nom du groupe ?

Seb (chant) : Sublime Cadaveric Decomposition est un groupe d’Extrême Porno Gore mélangeant à des doses évoluant sur chaque album, le death, le grind, le crust, le black, et le gore. Les trois premiers albums entre 1996 et 2003 marquent les années gore grind underground du groupe avec déjà des graphismes porno gore très poussés. Le quatrième album Inventory Of Fixtures, produit en 2007, explore les influences crust qui existaient dès le début du groupe mais qui n’étaient pas autant mise en avant, et les graphismes suivent cette même évolution. Le cinquième album Sheep’n’Guns, enregistré en 2011, avec un son très propre et chirurgical, mélangeant davantage les influences Death metal et Grind’n’roll. Le sixième album Raping Angels in Hell, sorti en 2017 est l’aboutissement de toutes les influences et des expériences accumulées au cours des années précédentes. Les influences Porno gore sont de retour, et on retrouve même des références clairement Black Metal.
C’est le guitariste du groupe en 1996 qui avait inventé le nom du groupe et qui m’avait demandé de faire le logo. Je ne lui ai jamais demandé précisément comment il avait choisi ce nom, mais ça sonnait bien, et je suppose qu’il y avait l’influence de beaucoup de groupes underground de grind et de gore  qu’on écoutait à l’époque comme Catasexual Urge Motivation, Gore Beyond Necropsy, Last Days Of Humanity, … , et bien sur l’influence d’album comme ceux de Carcass, Reek of Putrefaction, Symphonies of Sickness, ou Necroticism Descanting the Insalubrious. Ce nom permettait en tous cas de bien identifier le style du groupe.

Hellfest - Sublime Cadaveric Decomposition - 5

En juin dernier vous avez joué au Hellfest, tu peux nous faire un rapide retour sur ce show ? En quoi c’était différent de votre prestation de 2012 ?

Seb : Le Hellfest est un festival extraordinaire au sens propre du terme, par sa taille évidemment, et par la résonance qu’il a, même au-delà de la scène métal.
Cette année on jouait sous la tente Altar qui était remplie de 10 000 personnes (plus le public au-delà de l’écran géant en fond de la tente), ce qui était inimaginable pour ce style de musique il y a encore quelques années. Jouer au Hellfest c’est pouvoir partager la scène avec les meilleurs groupes de chaque style de metal, dans les meilleures conditions possibles, et devant un public plus nombreux que sur n’importe quel autre festival.  Même après 23 ans d’existence du groupe, ça reste des moments exceptionnels.
La principale différence avec 2012 pour nous, c’est qu’avec l’expérience on a pu prendre plus de recul par rapport à l’événement, malgré les enjeux, pour vraiment apprécier chaque moment.
L’ensemble de notre concert a été enregistré par les équipes de Sombrero & Co qui travaillent avec Arte pour les captations vidéo, et il y avait donc encore plus de choses à gérer avant et après le concert, mais on a réussi à ne pas sortir de ce qu’on avait préparé et surtout à réellement vivre chaque instant.
L’ensemble de notre concert est disponible sur YouTube.
Ça passe très vite et il faut sortir de scène en sachant qu’on a réussi son concert.


Jusqu’à votre deuxième album, il n’y avait pas de parole dans les compositions, pourquoi ce choix ? Qu’est ce qui t’a motivé à écrire des paroles pour les morceaux suivant cette période ?

Seb : Ça faisait partie intégrante du concept de brutalité du groupe les premières années.
On cherchait à épurer tout ce qui ne nous semblait pas essentiel dans cette démarche, et à ce moment-là, on revendiquait de supprimer les textes et les titres de morceaux et d’album, et de ne pas avoir de message à passer autre que cette agression musicale extrême.
Lorsqu’on a intégré davantage nos influences crust à partir de 2003, il n’y aurait pas eu de sens à rester sur ce concept initial, et ça n’aurait plus été cohérent.
Bien avant que le groupe soit formé, j’avais toujours adoré grogner les textes de mes groupes préférés, et ça commençait à me manquer de ne pas en avoir. C’était le bon moment pour m’y mettre. C’est une évidence, mais lorsque l’équilibre entre les textes et les placements est réussi, ça enrichit énormément le morceau, mais il faut beaucoup de temps avant de maîtriser l’exercice. Pour être honnête, je pense que c’est uniquement à partir de 2014, sur les compos de notre dernier album, que j’ai vraiment été à l’aise et totalement satisfait du résultat.

 

Votre dernier album, Raping Angels In Hell​, a vu le jour six années après le précédent, pourquoi avoir mis autant de temps à l’écrire et le sortir ?

Seb : On avait pris l’habitude de ne commencer à composer qu’après avoir terminé les tournées et concerts de l’album précédent. Du coup en général, on tourne pendant trois ans, on compose pendant 2 ans, puis 1 an pour enregistrer, faire les graphismes et programmer une sortie officielle du nouvel album avec le label… Ça nous permet de profiter du temps des tournées et du temps de composition dans un état d’esprit complètement différent, mais ça étire évidemment le temps entre deux sorties d’album…
C’est un luxe de ne pas avoir à sortir un album avant de considérer qu’il est vraiment prêt, et de pouvoir prendre le temps de composer sans contrainte. Et c’est compliqué de trouver le temps de composer en phase de concerts et tournées car il y a énormément de choses à organiser au quotidien pour les dates et les déplacements. C’est les avantages et les inconvénients de gérer presque tout par nous-mêmes. Comme on est quand même conscient que c’est un point qu’on pourrait améliorer, on a déjà en tête de travailler sur un nouvel album en continuant nos concerts, mais on va voir si on réussit à gérer tout ça en même temps

 

Le titre éponyme est d’ailleurs le plus long de l’album, et se développe plus progressivement, est-ce que vous avez voulu faire quelque chose d’un peu différent de la violence pure et dure habituelle ?

Seb : C’est un morceau qui a failli ne pas être sur l’album, car on pensait avoir fini les compo, j’avais même enregistré toutes les voix, et c’est vraiment au dernier moment que Guillaume nous a envoyé ce morceau qu’il venait de composer. C’est un morceau qui est devenu rapidement évident à mettre sur l’album, et même en titre de l’album. On avait réécouté tous nos albums préférés avec Guillaume avant de commencer à travailler sur cet album, pour se ré-imprégner de tout ce qui nous a influencé depuis toujours. Sur chaque album on cherche à évoluer, même si sur celui-là on avait déjà comme idée dès le début des compo de retrouver les racines porno gore du groupe, et de retrouver la fraîcheur et la vérité des albums qui nous avaient marqués dans les années 80 et 90. Au final, c’est difficile de savoir comment tout ça se passe dans nos têtes, et comment un morceau peut devenir une évidence. Celui-là l’était dès la compo et ça c’est confirmé à la sortie de l’album et à chaque concert.

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Comment ça se passe l’écriture d’un morceau chez Sublime Cadaveric Decomposition d’ailleurs ?

Seb : C’est systématiquement Guillaume qui compose le morceau, et enregistre une maquette au clic, avec les guitares et une programmation batterie. A ce stade, il nous l’envoie et je place les textes et les voix. On travaille encore en répet tous ensemble ce qui peut parfois modifier la structure du morceau et enrichir les placements batterie. Sur le dernier album, on a enregistré les voix définitives sur cette maquette, puis les guitares la basse définitives, et on a enregistré la batterie en dernier.
C’est évidemment l’inverse de l’ordre d’enregistrement sur tous les autres albums, mais d’avoir cette maquette enregistré au clic par Guillaume nous donnait beaucoup plus de liberté, et Duff qui était notre bassiste à l’époque, avait son studio d’enregistrement qui nous donnait cette possibilité et ce confort.

 

Comment tu as rencontré et recruté tes deux acolytes actuels dans le groupe ?

Seb : Le groupe existe depuis 23 ans, mais Guillaume et Dagulard sont arrivés dans le groupe il y a 16 ans. Après notre tournée US de 2003, le groupe avait connu son premier changement de line-up en 7 ans. On a alors lancé des auditions (ce qui n’est jamais facile même sur Paris) et très rapidement Guillaume a rejoint le groupe comme guitariste. Son frère répétait dans le même studio que nous, et ça matchait parfaitement pour lui comme pour nous musicalement et humainement.
On a auditionné pas mal de batteurs mais sans résultat concluant pendant quelques mois. On avait entendu parler d’un batteur qui pouvait être intéressant mais qui n’était pas venu auditionner. C’est à un concert sur Paris qu’en slamant dans le public je suis tombé sur un gars qui m’a rattrapé et demandé si je n’étais pas le chanteur de Sublime Cadaveric Decomposition qui cherchait à le faire auditionner…
Comme Dagulard travaillait à l’époque dans des sex shop de Pigalle, on s’est alors donné rdv pour boire des bières à la sortie de son boulot, et je l’ai alors convaincu de venir auditionner et rejoindre le groupe !

Hellfest - Sublime Cadaveric Decomposition - 14

Le groupe a été plutôt actif sur scène depuis la sortie de cet album, que ce soit en France ou à l’international (je pense à l’Obscene Extreme ou au Maryland Deathfest), quel est votre concert le plus fou à ce jour ?

Seb : Oui on fait un maximum de dates pour cet album. C’est probablement celui on l’on aura fait le plus de concerts. On a fait pour la troisième fois certains festivals qu’on adore comme le Obscene Extreme en république Tchèque (dont une vidéo complète de notre concert 2019 sera mise sur youtube fin août), ou comme le SWR au Portugal qui reste pour moi le meilleur fest du Portugal.
C’était aussi notre deuxième Maryland Deathfest l’année dernière et c’était vraiment super de le faire à nouveau (Notre première date aux US était à la première édition de ce festival en 2003). Le Hellfest est évidemment une date inoubliable…
On se souvient toujours des gros festivals, mais certains concerts sont parfois au moins aussi marquants, et la date au Saint Vitus de New-York le vendredi 1er juin 2018 est vraiment un super souvenir pour nous. C’était la dernière date de notre tournée US 2018 et on partait le lendemain au canada pour le Earslaughter à Montréal. Le Saint Vitus est un club culte de Brooklyn et la salle était pleine avec un super son et une super ambiance.
On était en tête d’affiche et on avait le temps de profiter d’une belle journée et de découvrir cette salle où Black Sabbath, Carcass, Nirvana, Megadeth, s’étaient produits depuis son ouverture en 2011. C’est le genre de concert où l’on sort avec des souvenirs pour la vie.

 

Est-ce que vous avez déjà des plans pour la suite ? Que ce soit en terme de concerts, de nouveaux morceaux, etc…

Seb : Oui, nous avons pleins de concerts programmés jusqu’à la fin de 2019 et sur la première moitié de 2020, et Guillaume continue à booker des concerts et festivals !
On a vraiment envie de continuer à faire le plus de dates possibles avec notre album Raping Angels in Hell, et on voit qu’on a encore plein de demandes alors on continue…
Il y a pas mal de festivals qu’on aimerait bien faire en 2020 et qu’on n’a pas pu faire avec en 2018 et 2019 car on était déjà sur d’autres tournées ou festivals, alors on va travailler dessus !
Pour les morceaux, même si c’est compliqué d’avancer sérieusement dessus en même temps que les concerts, on s’est mis comme objectif d’essayer de faire les deux en parallèle, alors on verra si on réussit à avancer les compos après cet été …

 

Le groupe a fêté ses 23 ans, dont 23 ans de présence pour toi en son sein, quelles différences notes tu par rapport aux débuts ?

Seb : La scène Française a complètement changé. On avait toujours eu un super public en France mais on avait presque aucun festival et beaucoup moins de concerts qu’aujourd’hui. Il n’y a probablement jamais eu autant de public aux concerts et il y a beaucoup de groupes français qui ont émergés dans tous les styles de Metal. La scène grind gore qui était exclusivement underground est progressivement devenue un style représenté à chaque gros festivals ce qui était inimaginable à l’époque.
A l’international, la scène européenne a toujours été présente, mais des pays comme la Belgique qui étaient très développés par rapport à la France (en particulier dans l’underground) sont moins présents dans l’organisation de concerts extrêmes. Et à l’inverse des pays de l’Est comme la République Tchèque sont devenus des références mondiales du genre (y compris pour les groupes).
L’explosion du nombre de groupes dans tous les styles et la facilité d’accès par internet a saturé l’espace et ce n’est pas forcément plus facile de faire le tri dans ce qui sort (c’est presque un boulot à temps plein !). La presse et les listes de VPC, ont donc toujours un rôle important pour permettre la découverte des groupes et des styles de musiques émergentes.
Les réseaux sociaux ont bien entendu un rôle capital qui modifient complètement la communication des groupes (en 1996 on organisait encore des concerts par courriers postaux et une grande partie de la communication se faisait par des flyers papiers dans les listes de vente par correspondance, et par des magazines et fanzines papier).
Les méthodes d’enregistrement d’album ont aussi changé (aujourd’hui beaucoup de choses peuvent être préparées avant l’entrée en studio …), mais le principe de composition reste le même ou presque.
La qualité des prod est devenue beaucoup plus professionnelle, mais souvent stéréotypée (parfois même les compos elles-mêmes) : c’est probablement la rançon du succès de musiques qui restent toutes toujours hyper vivantes. Et ce n’était pas certain que des musiques qui ont émergées au début des années 80 comme, le death, le grind, le crust, le gore, … soient toujours présentent et actives 40 ans après ! et comme le trash reste ou revient en force, il y a de quoi être optimiste.
Les ventes d’album et les contrats avec les labels ont évolués aussi, et on signe aujourd’hui avec des albums clé en mains … mais à la fois on voit le retour de la cassette tape (ce qui n’était quand même pas super prévisible).
Bref il y a beaucoup de choses qui changent, mais c’est peut-être une des meilleures périodes pour ce style de musique :

  • il y a encore beaucoup de groupes cultes dans chaque style, et plein de nouveaux groupes.
  • il y a plus de concerts et festivals que jamais et avec des conditions top.
  • il y a une continuité et un renouvellement de génération de fans qui fait qu’il y a un public toujours plus nombreux et de tous âges.

J’espère pouvoir faire une prochaine analyse dans 23 ans !

 

Depuis un moment, le groupe évolue sans bassiste alors qu’auparavant vous en aviez dans la formation et que Guillaume a enregistré guitare et basse sur le dernier album, pourquoi ce choix de continuer à trois ?

Seb : A la création du groupe il n’y avait pas de bassiste, et le guitariste se branchait sur l’ampli guitare et l’ampli basse.
Puis avec les années, il y a eu un second guitariste, puis un bassiste, puis plus de bassiste, puis à nouveau un bassiste, puis plus de second guitariste, puis plus de bassiste, … bref on a eu un peu toutes les formules !
Aujourd’hui on est revenu sur une formation similaire aux débuts du groupe qui fonctionne vraiment bien, mais qui pourrait limiter des possibilités d’interprétation en live de certaines compo. C’est plus les nouvelles compo qui vont déterminées si on a besoin de faire évoluer la formation avec un second guitariste et/ou un bassiste.

Hellfest - Sublime Cadaveric Decomposition - 3

Quel est ton meilleur et ton pire souvenir avec Sublime Cadaveric Decomposition ?

Seb : Les meilleurs souvenirs jalonnent les 23 années passées et je ne souhaite pouvoir continuer à vivre ça le plus longtemps possible !
Chaque sortie de nouvel album est l’accomplissement d’une tranche de vie et à lui seul est un super souvenir.
Les concerts sont ce qui donne encore plus intensément un sens à notre vie. C’est aussi la rencontre avec les fans, les autres groupes, et tous les acteurs de la scène. C’est là que l’on a le retour sur le travail des compo !
Les rencontres avec les groupes dont on est fans et avec qui on a la chance de partager la scène (salut et merci à : Brujeria, Brutal Truth, Cannibal Corpse, Carcass, Deicide, Devourment, Entombed, Extreme Noise Terror, Gut, Immolation, Impaled Nazarene, Krisiun, Lock Up, Mortician, Napalm Death, Nasum, Obituary, Possessed, Pungent Stench, ROT, Suffocation, Terrorizer, Venom, Venomous Concept, Vomitory… ). C’est peut-être encore plus fort avec le recul des années et la chance de continuer à le vivre.
Le pire souvenir, qui est aujourd’hui surtout une anecdote qui nous amuse beaucoup, c’est notre détention et expulsion en 2006 à l’aéroport de Montréal, qui annulait avant son démarrage une tournée d’un mois aux Canada et aux US. Les papiers n’étaient pas en règle pour toutes les dates et les conditions étaient beaucoup plus strictes à l’époque pour l’entrée au Canada des musiciens étrangers …

 

Est-ce que c’est simple de vivre de sa musique quand on fait du Grind/Death ? Est-ce que d’ailleurs vous arrivez à en vivre tous les trois, ou est-ce que vous avez des jobs à côté ?

Seb : C’est pratiquement impossible de vivre de sa musique dans le Metal, mais la vraie question est de savoir si l’on souhaite réellement vivre de sa musique avec les contraintes qui vont nécessairement avec.
Avoir un métier à côté de la musique permet :

  • de dégager des revenus stables qui assurent un niveau de vie minimum à court et long terme.
  • que la musique reste uniquement un plaisir dégager de toutes contrainte de rentabilité (et du stress et des compromis qui vont avec).
  • d’être autonome dans les choix d’équilibre de vie et d’investissement pour qu’être sur la route reste uniquement un plaisir (et d’éviter l’usure de faire 200 concerts et un album par an jusqu’à épuisement …).
  • de ne pas être blasé de ce qui deviendrait le quotidien et un métier, au lieu de rester une passion !

 

Quel est le premier morceau de Metal que tu aies écouté ? Et celui qui t’a dit “c’est ça que je veux faire !” ?

Seb : Le premier album de Metal que j’ai écouté était Live After Death de Iron Maiden que j’avais loué à la médiathèque par hasard alors que je n’avais pas vraiment d’intérêt pour la musique en général (et donc le premier morceau devait être Aces High si j’avais mi la bonne face du vinyl …). Il est sorti en 1984 mais j’ai dû le découvrir en 1986 ou 1987 à 12 ou 13 ans.
C’est à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser à la musique et au Metal en général même si je ne connaissais rien de cette scène et personne qui en écoutait. J’ai tâtonné dans les bacs de disques aux puces de Clignancourt, et en regardant les groupes remerciés dans les thanks list des albums que je découvrais, pour me faire une culture et découvrir les différents styles.
J’ai d’abord découvert, Venom (Black Metal et At War With Satan) et Kreator (Endless Pain et Pleasure to Kill). Mais l’album où je me suis dit « c’est ça que je veux faire ! » c’est Leprosy de Death que j’ai découvert en 1988 quand j’avais 14 ans … la claque ! … le monde n’allait plus jamais être le même pour moi ! Là j’ai suivi tout ce qui sortait en Death, puis en Grind, et je suivais aussi pas mal le Crust par des amis qui étaient plus issus de la scène Punk …

Hellfest - Sublime Cadaveric Decomposition - 2

Sur scène tu es plutôt survolté et tu bouges pas mal, mais est-ce que tu es aussi énergique dans la vie de tous les jours ? Et dans un concert, tu es plutôt calme ou en plein milieu du pit ?

Seb : Dans la vie je suis plutôt calme.Je pense que c’est peut être justement avec les concerts et la musique que je trouve mon équilibre. Sans la musique je serais probablement un tueur en série…
Avant de faire de la musique, j’étais tout le temps en train de slamer. C’était l’ambiance de l’époque, et surtout j’adorais ça ! Aujourd’hui, je suis beaucoup moins dans le pit qu’avant, et le plus souvent je suis au stand de merchandising, ou sur le côté de la scène si on joue et que j’ai donc accès aux back stage. C’est moins sympa pour l’ambiance mais on apprend toujours en regardant les copains dans les mêmes conditions que sois sur scène ! Mais en général on est très bien représentés dans le pit par Dagulard !

 

Question d’imagination maintenant : je te laisse créer une tournée avec 3 groupes pour lesquels tu rêverais d’ouvrir avec Sublime Cadaveric Decomposition !

Seb : Une petite tournée qui aurait de la gueule pourrait être : Cannibal Corpse, Carcass, Napalm Death, Sublime Cadaveric Decomposition.
Peu importe l’ordre des groups bien entendu …..

 

Est-ce que tu as un coup de cœur musical en ce moment ? Ou un groupe que tu viendrais de découvrir ?

Seb : Plein ! J’ai découvert avec 15 à 20 ans de retard : Behind Enemy Lines (Know Your Enemy, The Global Cannibal, One Nation Under the Iron Fist of God). Le dernier Terrorizer, Caustic Attack qui est super. En underground Indonésien : Dömesticrust, Another Reality Another Fears.

 

Je te laisse les mots de la fin ! Encore merci !

Seb : Merci à tous les lecteurs de Acta Infernalis ! On se retrouve bientôt en concert

IN GORE WE FUCK !

Seb

Sublime Cadaveric Decomposition

 

English Version?

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2 réponses sur « Interview: Seb – Sublime Cadaveric Decomposition »

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