Review 166 : Sublime Cadaveric Decomposition – Raping Angels In Hell

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Si c’est la violence que vous cherchez, alors faites confiance à Sublime Cadaveric Decomposition pour vous en fournir.

Depuis 1996, le groupe parisien distribue des mandales à tour de bras, et ce n’est pas Raping Angels In Hell, leur cinquième album, qui va y changer quoi que ce soit. Menés d’une poigne de fer par Seb (chant) depuis les premiers jours, il est aujourd’hui accompagné de Dagulard (batterie) et Guillaume (guitare) après quelques petits changements au cours des années. Prêts ? Tant pis, ça démarre quand même ! A noter que l’on retrouve Kevin Foley (ex-Benighted, ex-Abbath, ex-Mumakil…) aux fûts !

Dès la première seconde, les français attaquent fort avec un Sabbath Night (The Impure Reptile) très rapide. Un véritable rouleau de double pédale vient appuyer des hurlements gutturaux et des riffs tout aussi tranchants qu’efficace. La rage du groupe est intacte, et même si The Day They Dissect Me ralentit un peu le tempo pour une introduction axée Death Old School, la rythmique principale va vous lacérer grâce à quelques harmoniques bien senties. On reste donc avec cette base Grind et ce blast énergique, même si le groupe prend quelques libertés sur certains passages plus Groovy. Le titre suivant non plus ne fera pas dans la dentelle, et c’est seulement après quelques secondes que Apostate Angels (Ritual and Taboo) nous fond littéralement dessus à grand coups de riffs Death Metal. Le mix fait honneur à tous les instruments, ainsi qu’aux hurlements qu’ils soit à la limite du pig squeal ou plus viscéraux. Grumbling Hive sera dans la même veine, avec un tempo un peu plus intense, et le groupe ne perd pas de vue sa violence habituelle.
Quelques harmoniques dissonantes introduisent Medico Legal Psalmody, un morceau assez malsain et qui le restera même lors d’un blast ultra rapide, alors que Spark Of Being ne se concentre que sur un son massif et efficace. Pourtant, les deux titres collent parfaitement à l’univers de la formation ! Après ce court titre arrive Maggots Feed on Carrion, un morceau dont l’introduction laissera deviner la suite aux amateurs du style : l’ouragan est proche. Et comme promis implicitement, la déferlante nous souffle rapidement dessus dans la plus pure tradition du blast et des riffs pachydermiques. Vous en voulez encore ? Ruddy Sleep (The Remains) revient avec des harmoniques dérangeantes et une rythmique lourde pour séduire un public qui n’aura qu’une seule envie : remuer la tête en rythme et se jeter à corps perdu dans la fosse.
Mais le groupe n’a pas dit son dernier mot, puisqu’on enchaîne directement avec The Spoils of the Battle, un morceau intense dès le début et qui ne ralentira pas le rythme. Véritable mitrailleuse humaine, le batteur nous arrosera de frappes en continu pendant que les autres membres suivent aisément la cadence avant The Torture Chamber. Si l’ambiance est plus sombre sur l’introduction, la machine repart dans ce pattern de violence si cher à Sublime Cadaveric Decomposition pour une petite leçon de puissance de près de quatre minutes. Sans jamais s’essouffler, l’album continue avec Under The Caterpillar Tracks qui ne change pas la recette employée depuis le début avec une rythmique martiale et entraînante, alors que Raping Angels In Hell, le morceau éponyme, est un peu différent. Plus long que les autres (plus de six minutes), il instaure une véritable ambiance inquiétante qui colle à merveille avec la puissance développée par les musiciens sans toutefois entacher cette atmosphère emplie de noirceur.

Sublime Cadaveric Decomposition a bien changé depuis vingt ans, et si leur credo restera la violence, le groupe se permet également d’innover avec Raping Angels In Hell. Alternant entre passages massifs et quelques harmoniques plus mystérieuses, les compositions s’enchaînent parfaitement. Et sur scène, c’est un bulldozer que l’on arrête pas !


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