Review 176: Abysmal Dawn – Phylogenesis

2020 signe le retour d’Abysmal Dawn, six ans après sa dernière production. Intitulé Phylogenesis, il assure la continuité du son Death Metal massif du groupe.

Formé en 2003 par Charles Elliott (guitare/chant, Bereft), le musicien est accompagné depuis quelques années déjà par Eliseo Garcia (basse, Imperial Decay), James Coppolino (batterie, ex-Insentient, ex-Syrebris) et Vito Petroni (guitare). C’est cependant le premier album que les quatre musiciens composent ensemble, aidés d’un invité de qualité. Le tout, sort évidemment chez Season of Mist

Dès Mundane Existence, le premier titre, le groupe frappe fort. Une rythmique énervée, un blast furieux et des riffs violents nous tombent dessus sans prévenir. Les pointes de technicité se mêlent à de la brutalité pure, avec quelques touches Old School. On reste dans cette rythmique imposante et un tempo élevé pour The Path of The Totalitarian, une composition qui utilise encore les capacités techniques des musiciens. Quelques passages viennent casser le rythme avant de repartir de plus belle, et la guitare lead nous offre quelques parties tranchantes entre deux hurlements perçants. Hedonistic est plus lourd, plus saccadé et met le son de basse en avant dans le mix, ce qui bénéficie aux harmoniques saisissantes, alors que A Speck in the Fabric of Eternity se focalise sur la rythmique massive que le groupe déploie. Les coups d’harmoniques sont également présents, et le groupe nous roule littéralement dessus avec un son imposant. On retrouve un petit côté groovy dans ce titre, tandis que Coerced Evolution privilégie des riffs saccadés et entraînants. Ces sursauts dans la rythmique permettent de lui donner une dose d’énergie supplémentaire, et autorisera même un solo.
A nouveau le Death Metal martial du groupe fait rage sur True To The Blind, un titre aux nombreuses accélérations qui accompagnent des hurlements caverneux et un blast ravageur. Les leads sont étrangement mélodiques, alors que Soul-Sick Nation est un morceau d’une lourdeur incomparable. Les américains nous piétinent sous leurs riffs avec l’aide de Fredrik Folkare (guitare lead, Unleashed, Firespawn, Dead Kosmonaut). La composition suivante, The Lament Configuration, est la dernière, mais également la plus longue. Quelques riffs dissonants, une touche de technicité et encore de la lourdeur au programme, ainsi que des choeurs hurlés qui se joignent aux vociférations du chanteur. Un réel bonheur pour tout amateur de Death Metal, tout comme Flattening of Emotions, le titre bonus qui n’est autre qu’une reprise de Death. On retrouve donc cette rage Old School et cette technicité avec la touche d’Abysmal Dawn pour un dépoussiérage de ce titre qui était déjà parfait à la base, et que le groupe sublime de nouveau. 

La machine Abysmal Dawn est relancée. Phylogenesis pousse à la fois la violence, mais également la richesse des riffs du groupe au niveau supérieur, et le mélange est des plus plaisants à écouter. On espère évidemment un retour très rapidement sur le sol français !

90/100

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