Review 217 : Currents – The Way it Ends

A moins d’avoir été totalement imperméable à la scène Metalcore, vous n’avez pas pu échapper à Currents.

Créé en 2011 aux Etats-Unis, le groupe est actuellement composé de Brian Wille (chant), Chris Wiseman (guitare, Shadow of Intent), Ryan Castaldi (guitare), Matt Young (batterie) et Christian Pulgarin (basse). Un EP sort en 2013, puis le premier album en 2015, et le groupe commence à affirmer son “Metalcore infusé de Death”. Cette année, c’est The Way it Ends, le troisième album des américains, qui voit le jour.

A un Metalcore efficace, le groupe ajoute également des influences Deathcore, Djent mais également quelques structures plus orientées Prog. Ce mélange se fait sentir dans Never There, le titre introductif. Un son doux sur lequel se pose une voix vindicative, qui finira par s’apaiser avant d’hurler à nouveau, nous menant à A Flag to Wave. Et c’est parti pour un déchaînement de fureur brute. Le son est lourd, et flirte entre toutes les influences, comme pour le refrain en chant clair ou le break final saccadé qui va ouvrir des fosses. On repart à toute vitesse pour Poverty of Self. Entre groove, riffs imposants et hurlements profonds, le morceau remue. Monsters calme le jeu, avec une rythmique plus douce et un chant clair apaisant, mais le son lourd refait son apparition. Très efficace, le titre nous offre également un solo aux touches atmosphériques avant le break final. On reste dans ces sonorités aériennes pour Kill the Ache, une composition qui utilise quelques samples, mais qui conserve cette part de rage dans le chant.
Bien que pesant, Let Me Leave est un morceau assez apaisant, tissant avec des riffs entrainants un texte assez réaliste et personnel, tout en exploitant un mélange Metalcore/Prog que le groupe maîtrise parfaitement avant de revenir à la violence pour Origin. Dès l’intro, on sent que l’instrumentale est plus vive, et il en sera de même pour ce chant hurlé en quasi-permanence. Pas un seul moment de répit, puisque le groupe nous matraque en continu avec ce son groovy ainsi que quelques harmoniques plus techniques et dissonantes. On repart dans cette fausse quiétude avec Split, mais la lourdeur n’est jamais loin, prête à frapper un grand coup. Entre calme et rythmique oppressante, Second Skin est également un morceau taillé pour frapper un grand coup en live, et provoquer des mouvements de foule conséquents, en plus de lier toutes les influences du groupe. On se rapproche de la fin avec How I Fall Apart, un titre à nouveau planant mais qui garde sa part de fureur sous couvert d’influences Prog, et Better Days qui mélange passages calmes à des sonorités agressives folles pour finir cet album.

Jonglant habilement avec toutes leurs influences, Currents semble plus mature avec The Way it Ends. L’album a beaucoup de relief, et relie intelligemment les différentes ambiances que le groupe se plaît à exploiter pleinement. Je ne serais pas surpris de les voir souvent sur scène.

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