Review 227: Avatar – Hunter Gatherer

Day 2 - 8 - Avatar

Je suis prêt à parier que vous avez déjà entendu parler d’Avatar.

Après une fulgurante montée de popularité, c’est finalement Hunter Gatherer, le huitième album des suédois qui sort. Créé en 2001 par John Alfredsson (batterie) et Jonas “Kungen” Jarlsby (guitare), le groupe est rejoint en 2003 par Johannes Michael Gustaf Eckerström (chant) et Henrik Sandelin (basse). Le groupe joue un Death Mélodique et commence à sortir démos et albums, mais il faut attendre 2012 avec l’arrivée de Tim Öhrström (guitare) pour que le line-up ne devienne celui que nous connaissons aujourd’hui. Flirtant de plus en plus avec un Nu Metal et un visuel royal, rien n’arrête l’ascension du groupe.

Définir précisément la musique d’Avatar est un exercice difficile. Les influences du groupe sont multiples, mais elles sont très clairement ancrées dans la violence, la mélodicité et un groove prenant, comme nous le prouve Silence In The Age of Apes, le premier titre. Une basse ronflante et une batterie rencontrent des riffs qui rappellent les racines de la formation avec des hurlements viscéraux parfois accompagnés de choeurs. Colossus reste dans cette vague Nu Metal avec des samples, des bassdrops et finalement une rythmique solide et militaire. Le chant clair inquiétant du vocaliste reprend le dessus, et on retrouve cette ambiance si intéressante et prenante. L’atmosphère pesante mais relaxante de A Secret Door nous permet de découvrir ou redécouvrir cet aspect de l’univers du groupe avant de revenir sur des parties plus agressives, et c’est ce contraste schizophrénique que l’on aime. Un calme qui appelle la tempête, nommée God of Sick Dreams. L’intro est oppressante et on se fait littéralement matraquer par la puissance de frappe des suédois. Entre chant clair et hurlement, le son est gras et entraînant. En parlant de son entraînant, Scream Until You Wake est le titre suivant, et c’est une nouvelle avalanche de ce savant mélange entre harmoniques tranchantes, rythmique groovy et chant hypnotisant.
On repart dans un registre inquiétant avec Child, un titre assez dérangeant mais qui reste dans des sonorités mi-joyeuses mi-lourdes, tout en relâchant la fureur du groupe par moments. Le refrain surprend, mais est très fédérateur. Le groupe reste dans une rythmique martiale bourrée d’harmoniques groovy pour Justice, un titre au contraste important, entre riffs tranchants surmontés de hurlements viscéraux, refrain doux et son chant clair qui part dans des envolées Heavy, murmures inquiétants… une sorte de folie créatrice qui pioche un peu partout. Une introduction au piano pour Gun, un titre étrange qui laisse le vocaliste nous conter son histoire. On s’attend à une explosion, mais elle n’arrivera pas, bien que quelques cordes rejoignent ce duo par la suite. Retour dans une composition plus classique avec When All But Force Has Failed, un morceau plus énergique et prenant comme le groupe sait parfaitement en faire. On retrouve cette furie dans les hurlements du chanteur, mais également dans la rythmique. Dernier titre, Wormhole est un mélange entre dissonance et violence pure, qui ne sera brisée que par un refrain en chant clair, mais qui conserve tout de même cette intensité caractéristique.

Tout en restant sur son propre style, Avatar réussit encore et toujours à surprendre. Hunter Gatherer est un mélange de la complexe personnalité de ses créateurs, et nous fait passer d’une rythmique agressive à des passages calmes. La folie du groupe s’exprime pleinement, si bien qu’il peut s’avérer ardu de suivre les musiciens.

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