Review 285 : Hateful – Set Forever On Me

Bien que silencieux ces dernières années, Hateful revient avec un nouvel album.

Créé en 1997 en Italie par Daniele Lupidi (basse/chant/guitare/artwork, Valgrind, Voids of Vomit, ex-Blood of Seklusion), le groupe est complété par Massimo Vezzani (guitare, Void of Vomits, ex-Valgrind) et Marcello Malagoli (batterie/chant, Blood of Seklusion, ex-Valgrind) pour la sortie de Set Forever on Me, leur troisième album. 

Qu’attendre de cet album ? Un Death Technique pur et dur, comme le prouve On the Brink of the Ravine dès les premiers instants. Entre la rythmique alambiquée et la maîtrise, on retrouve un blast puissant et des hurlements aux sonorités Old School. Le son des leads est perçant, comme sur Oxygen Catastrophe, un titre rapide et énergique. Sans tourner à la démonstration sans âme, le morceau pousse les musiciens à faire preuve de technicité en conservant cette puissance, tout comme Phosphenes. Le titre est massif, lourd, et on notera également un jeu de batterie impressionnant. On passe à The Irretrieveable Dissolution, un morceau qui laisse la basse s’exprimer sous ces guitares criardes qui empruntent au Thrash et au Death Old School, alors que Will-Crushing Wheel est la prochaine à nous rouler dessus. Bien que la technicité soit omniprésente, le morceau est massif et prenant !
La rapide Caldera continue dans cette atmosphère écrasante et les pointes de technicité ne font que renforcer sa puissance, alors qu’elles sont presque hypnotiques sur Time Flows Differently. Ce morceau est l’un des plus lourds de l’album, et il contrastera parfaitement avec la douce introduction d’Our Gold Shined in Vain. Très douce, cette atmosphère ne durera pas, puisqu’elle est vite rattrapée par la rythmique torturée du morceau qui s’abat sans pitié sur nous. Très longue, la composition ne tombe pas dans le cliché et reste intéressante jusqu’à la dernière note, avant de nous laisser sur The Nihil Truth. Plus concise, cette composition ne perd pas un seul instant pour nous asséner ses riffs. La fin approche avec l’écrasante River’s Breath, qui conjugue brutalité pure avec des passages plus aériens, des leads perçants et cette dissonance. Dernier morceau, The Proof porte parfaitement bien son nom, puisqu’elle n’est qu’un exemple supplémentaire de la maîtrise du groupe, à la fois dans la violence et dans la technicité. 

Après ce petit moment de silence, Hateful revient en force. Set Forever On Me est un album très riche, et ses compositions n’hésitent pas à mêler intelligemment violence pure, influences diverses et Death Technique surpuissant. Une valeur sûre.

80/100

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