Review 311 : Coexistence – Collateral Dimension

C’est l’heure pour Coexistence de nous dévoiler son premier album.

Créé en 2015 en Italie par Mirko Battaglia Pitinello (guitare/chant), le musicien recrute Christian Luconi (basse, ex-Coram Lethe, ex-Inside Mankind), Alessandro Formichi (batterie) et Leonardo Bellavista (guitare, Burial, Vexovoid, ex-CodeFour) l’année suivante, et offre un premier EP de qualité en 2018. Deux ans après, Collateral Dimension voit le jour en collaboration avec Transcending Obscurity Records.

Les amateurs de Death Technique l’auront compris, Beyond Creation est l’une des principales influences de la formation, que ce soit au niveau de leur nom ou de leur son. Les italiens démarrent en trombe avec Metaphysical Essence, un titre tout aussi Technique que violent. Une ambiance spatiale, quelques hurlements caverneux pour accompagner cette rythmique complexe mais brutale, avec des parties leads frénétiques, comme le tapping de Symbiosis of Creation, un titre qui permet à la basse (fretless) de s’exprimer pleinement. Le son du groupe s’abat littéralement sur nous avec Eclipse, un morceau lancinant et d’une lourdeur incroyable, mais les pointes de technicité ne sont jamais bien loin, tout comme l’imposante Detach from the Abyss. Entre les riffs massifs, le groupe cale quelques passages planants, ce qui nous permet de savourer pleinement le contraste.
Rapide pause avec Perception, un interlude instrumental hypnotique qui met en avant des influences Prog voir Jazz avant la ravageuse Collateral Dimension. Un titre plus court que les autres, qui n’hésite pas à multiplier les mélodies tranchantes sur une rythmique très solide. On repart dans une rythmique emplie de rage et de patterns vifs pour Revert, un morceau très entraînant qui lie avec intelligence un son agressif et des touches de technicité. The Nadir Element prend la suite avec ce mélange entre sonorités célestes, cette colère omniprésente et la virtuosité des musiciens. Dernier titre, Floating in the Celestial Wave démarre avec un son calme, onirique, mais dont l’intensité grandit au fur et à mesure avant d’exploser puis de s’apaiser à nouveau.

Bien que Coexistence soit très axé sur la complexité musicale, Collateral Dimension ne tourne pas à la bête démonstration scolaire. Le talent des musiciens leur permet d’aligner des passages tout aussi intenses que peaufinés, et c’est cette intensité qui est savoureuse.

80/100

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