Review 433 : Therion – Leviathan

L’opéra de Therion ouvre à nouveau ses portes.

Créé en Suède en 1987 par Christofer Johnsson (guitare/claviers, chant jusqu’en 2006, Luciferian Light Orchestra, ex-Carbonized, ex-Messiah) sous le nom de Blitzkrieg, puis Megatherion, le groupe trouve son nom en 1988. Côté line-up, on retrouve Sami Karppinen (batterie, Curse), Nalle Påhlsson (basse, The Experiment No.Q, Vindictiv), Thomas Vikström (chant tenor, ex-Candlemass), Christian Vidal (guitare) et Lori Lewis (chant soprano) pour la sortie de Leviathan, le dix-septième album de la formation.

Depuis un Death Metal sombre à un Opéra Gothique Symphonique, Therion est connu et reconnu dans toutes les sphères du Metal, à la fois pour sa longévité, son efficacité et sa créativité sans bornes. Le groupe a été et est toujours accompagné en live de nombreux musiciens de tous horizons, couvrant ce large spectre musical, et accueille les voix de Marko Hietala (Nightwish, Tarot), Mats Leven (Skyblood, ex-Candlemass…) et Taida Nazraic (The Loudest Silence) ainsi que la batterie de Snowy Shaw (Mad Architect, ex-Dream Evil, ex-King Diamond, ex-Mercyful Fate, ex-Notre Dame) sur cet album. Très sombre et axée sur la mythologie, les ambiances occultes et majestueuses, la musique de Therion est une parfaite bande-son épique, accompagnée en live par Chiara Malvestiti et Rosalía Sairem.
On notera cette dualité vocale accompagnée de nombreux chœurs et orchestrations dès The Leaf on the Oak of Far, le premier morceau, mais cette rivalité complémentaire s’écoute sur tous les titres. Tuonela nous offre des accents Prog motivants et des violons enchanteurs, alors que Leviathan propose des tonalités aussi mystérieuses que fascinantes, puis ce sont des accents mélancoliques qui nous parviennent pour Die Wellen der Zeit, avec un refrain en allemand. Azi Dahaka relance cette charge folle, qui mêle des sons imposants avec une rythmique très entraînante, tout comme Eye of Algol, un titre solide sur lequel le groupe pourra compter pour nous émerveiller en live. La douce Nocturnal Light permet au groupe de piocher dans les influences orientales ainsi que les capacités des vocalistes, puis c’est la dansante Great Marquis of Hell qui frappe. Le titre nous entraîne dans une folle danse, puis les tonalités dissonantes de Psalm of Retribution viennent nous écraser. Les instruments se joignent aux vocalistes pour nous proposer un son lourd, inquiétant et pourtant toujours majestueux, avant El Primer Sol, un titre moins sombre mais très entêtant aux quelques paroles en espagnol. C’est avec Ten Courts of Diyu que le groupe referme ce chapitre de son épopée fantastique, un morceau massif, mélodieux et lancinant au final intense.

La musique de Therion navigue entre plusieurs spectres, et sa richesse fait clairement partie de sa force. Leviathan est un album diversifié, qui alterne mélancolie, tonalités dansantes, créativité musicale folle et une incroyable maîtrise de chaque instrument, par des musiciens expérimentés.

95/100

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