Review 479 : The Scalar Process – Coagulative Matter

Mélomanes, The Scalar Process propose son premier album.

Créé en France en 2016 par Eloi Nicod (guitares/composition), le groupe concrétise quatre années de composition avec Coagulative Matter. Pour l’enregistrement de l’album, on retrouve Mathieu Lefevre au chant et Clement Denys (Fractal Universe) en tant que batteur de session. Le line-up est complété par Cédric Mells (batterie, Les Gens de la Lune, Inside Project) et Alix Guéneau (guitare).

Le premier contact se fait avec Elevation, un titre qui présente immédiatement les deux aspects du groupe : un son aérien, qui se mue soudainement en Death Metal très lourd. Le constat est le même pour Cosmic Flow, ces deux univers se chevauchent et s’entrechoquent en permanence, pendant que les hurlements ajoutent cette touche de fureur aux riffs effrénés. On remarque également un son de basse cinglant, tout comme sur Ink Shadow, un morceau sur lequel le groupe invite Scott Carstairs (Fallujah) à poser son lead perçant qui s’intègre à la perfection à la composition. Retour de la violence pure avec Celestial Existence, un titre sur lequel la dissonance apporte un peu de ce contraste avec cette lourde puissance déchaînée, puis le groupe repart dans cette douceur technique avec Mirror Cognition, un titre qui accueillera les hurlements de Mark Garrett (Kardashev, Viraemia) sur la fin pour une explosion.
On repart dans ces tonalités lourdes avec l’oppressante Poisoned Fruit, qui combine des harmoniques entêtantes avec une rapidité agressive, tout comme la sombre Azimuth, sur laquelle le groupe invite Enlia pour quelques choeurs féminins après nous avoir projetés avec ces leads cosmiques. Beyond The Veil of Consciousness démarre ensuite, entre violence, dissonance et surtout savoir-faire, trois caractéristiques qui ne partent jamais des compositions, même lors des passages plus Prog, comme celui qui survient avant Ouroboros, une interlude pesante au clavier. On retrouve le clavier fou de Tommy Bonnevialle (Virulent Depravity, Deathawaits) sur Coagulative Matter, la plus longue composition du groupe, qui mélange des passages majestueux et imposants avec des breaks axés Jazz/Ambient, qui permettent au groupe d’enchaîner les riffs. Somnambulation, le dernier morceau, nous permet de nous remettre de cet ouragan avec des sonorités cosmiques planantes avant le final.

Pour un premier album, le travail de The Scalar Process est surprenant. Le groupe mélange aisément sur Coagulative Matter un Death Metal ultra-technique avec des passages Prog, des ambiances futuristes et spatiales, ainsi qu’une hargne incessante. Un coup de maître !

90/100

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