Review 508 : Sol Draconi Septem – Hyperion

Sol Draconi Septem réunit trois musiciens autour d’un but commun.

Depuis 2018 à Nantes, Muon (claviers/chant/composition), Kaon (chant/guitare/saxophone) et Tauon (batterie/choeurs) ont cherché à rendre hommage à l’auteur Dan Simmons avec Hyperion, leur premier album, qui s’inspire évidemment de l’œuvre du romancier. 

Les musiciens ont fait appel à Sven Vinat (Tan Kozh, Himinbjorg, ex-AntiCorpse, ex-Belenos) pour l’enregistrement de la basse, mais également le mix et le mastering de cet album, qui mélange des styles variés. On retrouve des influences Synthwave/Indus sur The Man Who Cried God, un premier morceau qui présente cet univers à la fois ancré dans un Black Metal assez mélodieux, mais également des sonorités étranges et futuristes, mêlant claviers et saxophone. Le groupe invite A.K. (Decline of the I, Merrimack, The Order of Apollyon, Vorkreist…) au chant pour The War Lovers, un titre plus sombre et lancinant, mais tout aussi contrasté, entre passages planants, hurlements massifs, cris plaintifs et cette base incisive. The Avatar, un titre sur lequel on retrouve la voix de Bornyhake (Borgne, Enoid, Pure, Ancient Moon…) pour accompagner ces vagues de douceur sombre sur lesquelles le groupe déploie sa créativité. Hyperion Cantos prend la suite, et le tempo augmente soudainement. Le morceau est entrainant, mais il est également truffé de ces pointes de mélodies, de ces parties plus douces et intrigantes.
The River Léthé’s Taste Is Bitter est probablement le titre le plus vif et déchirant du groupe, mais également celui sur lequel la folie créatrice des musiciens est à son apogée. Toutes les influences sont représentées et ont leur moment de gloire, puis c’est The Long Goodbye qui débute. Les quelques mots du conteur Quentin Foureau nous aident à nous repérer dans cet univers, tout comme sur I Remember Siri. Les deux morceaux se ressemblent énormément, jouant sur des sonorités lancinantes et transperçantes, en particulier au niveau des leads. Si le premier est plutôt vif, le second est plus lent mais enjoué. La fausse quiétude de The Last Pilgrim nous tient en haleine, en nous frappant tour à tour avec un Black Metal sanglant, un saxophone planant et des leads enchanteur, puis c’est à Silenus, le titre final, de nous proposer ses tonalités entêtantes. Le groupe ne pouvait espérer meilleure dernière composition.

L’univers de Sol Draconi Septem est étrange, mais fascinant. Les morceaux d’Hyperion n’ont parfois rien en commun, nous faisant presque douter que c’est le même groupe qui les as composés, tant le contraste est fort. Quoi qu’il en soit, l’album doit être écouté.

80/100

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