Review 511 : Nightfall – At Night We Prey

Après une absence remarquée, Nightfall nous offre At Night We Prey, son dixième album.

Créé en 1991 par Efthimis Karadimas (chant/basse, guitare/clavier par le passé, The Slayerking), le groupe est aujourd’hui au complet avec le retour de Michalis Galiatsos (guitare, Blind Justice, Snowblind) et Kostas Kyriakopoulos (guitare, The Slayerking, bassiste de 2004 à 2006), ainsi que l’arrivée de Fotis Bernardo (batterie, Necromantia, SixforNine, ex-Chaostar, ex-Nightrage, ex-Septicflesh…).

Le style du groupe a évolué avec le temps, passant d’un mélange entre Black, Doom et Death Mélodique à un Rock Gothique plus doux, mais le créateur a décidé de renouer avec ses racines extrêmes. Si She Loved the Twilight, l’introduction, est plutôt douce tout en restant dans des tonalités ténébreuses, la noirceur prend de l’ampleur avec Killing Moon, un titre mélodieux mais incisif. Ces accents Old School créés par la dissonance des leads et la fureur de la rythmique surmontés par des hurlements emplis de désespoir. On retrouve cette rage et cette énergie dans Darkness Forever, un titre solide et rapide dès les premiers instants, mais qui ne quitte pas ce rideau de noirceur, tout comme la mystique Witches, une composition dissonante et très prenante. Giants of Anger prend la suite avec des tonalités à la fois imposantes et lourdes, mais aussi très mélodieuses et hypnotiques, sensation renforcée par cette batterie et ces chœurs pesants.
La langueur de Temenos frappe ensuite, entre sonorités mystiques, accents sombres et cette accélération démoniaque, qui nous mène finalement à des harmoniques mélodiques tranchantes, alors que Meteor God nous offre une mélancolie douloureuse. Quelques accents Prog se joignent au mélange, tout comme ce discours pessimiste et sombre, alors que Martyrs of the Cult of the Dead (Agita) nous mène au beau milieu d’un rituel. Le morceau joue énormément sur ces mélodies entêtantes et ces chœurs d’Eleni et Suzana Vougioukli pour accentuer l’atmosphère lourde, puis At Night We Prey débute. Le morceau est très sombre, très lent et pourtant ces mélodies nous captivent instantanément. La voix du chanteur se joint au mélange dissonant et pourtant prenant, qui sera coupé par un break au son clair. La rythmique reprend dans ces tonalités pesantes avec ces chœurs féminins jusqu’à ce que Wolves in Thy Head, le dernier morceau ne commence. Les bases Old School brutes et mélodieuses prennent le dessus, assurant une rythmique épaisse et déchirante, qui accélère soudainement pour laisser place à ce Black Metal Mélodique mystique et envoûtant jusqu’au dernier souffle du morceau.

Si Nightfall fait partie du trio infernal grec, ce n’est pas pour rien. At Night We Prey prouve que le groupe a bel et bien sa place au sein de ce groupe de précurseurs, offrant des influences contrastées et complémentaires pour un son unique qui ne perd pas en efficacité.

90/100

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