Review 540 : Arhat – Dead Life

Après trois années d’existence, Arhat sort Dead Life, son premier album.

Le groupe ukrainien composé de Alex Sitkoff (chant), Anton Skrebov (guitare), Anton Inov (basse) et Dmytro Sychov (batterie), avait déjà sorti un EP en 2018.

Edge of the Abyss, l’introduction de l’album, nous présente l’univers du groupe, axé entre une rythmique prenante et des influences orientales, qui sont confirmées sur Dead Life, un morceau très lourd. Le groupe a parfaitement intégré le concept du Groove Metal, et on le ressent sur ces riffs écrasants complétés par des hurlements gras et des leads perçants. Le titre est long mais entraînant, tout comme Freedom, un titre sur lequel les influences orientales sont plus développées. Le mariage entre la puissance du Groove et la douceur des sonorités Folk est intéressant et promet de beaux mouvements de foule, en particulier grâce à ces influences Thrash. On retrouve les percussions de Petro Pavlovsky sur Outcast, un titre à la fois martial et festif, créant un contraste intéressant, avant de revenir sur cette puissance brute.
Bien que Stately Ruins soit créé sur la même dynamique que les titres précédents, on sent une certaine mélancolie dans le son, créée notamment par ces leads lancinants, alors qu’on revient dans la violence et les influences ethniques pour Arhat. Le mélange passe plutôt bien, et quelques murmures par la douce voix féminine de Kateryna Kapshuk s’ajoutent à cette rythmique épaisse avant Maximalism. Le titre est très motivant, et sera probablement l’un des plus efficaces pour se briser la nuque lors des lives du groupe, tout comme Danger of Death. A nouveau, les racines Thrash sont très présentes et le mélange avec les influences du groupe en fait un titre assez remuant. Mantra développe à nouveau cet aspect ethnique via des sonorités mystiques pour introduire ces parties plus violentes, mais le son planant n’est jamais loin, et la folle danse se poursuit jusqu’à la fin de l’album.

Arhat connaît les codes du Groove Metal et le groupe les mêles intelligemment à des influences ethniques entrainantes. Dead Life est un album axé sur la puissance, mais également des sonorités plus mystiques et planantes. 

85/100

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