Review 619 : Vreid – Wild North West

Vreid revient de son voyage.

Créé en 2004 sur les cendres de Windir, le groupe est formé par Sture Dingsøyr (guitare/chant), Hváll (basse) et Steingrim (batterie), ayant joué également dans Ulcus et Ulcus Molle, ainsi qu’Ese (guitare, Slegest). En 2010, Ese cède sa place à Strom (guitare, Mistur, ex-Windir, ex-Cor Scorpii, ex-Ulcus Molle, ex-Ulcus). Wild North West, le neuvième album du groupe, sort en 2021.

La base du groupe est profondément ancrée dans l’héritage Black Mélodique de Windir, ce qui se ressent sur la froide et mélancolique Wild North West, un morceau assez brut mais épique. Le titre présente également ces racines Black’n’Roll prenantes dans les riffs, tout en gardant les mélodies enchanteresses comme on peut le sentir sur la douce Wolves at the Sea, un titre lancinant et entêtant. La rythmique est solide, et cet ajout des leads et des voix lui donne une intensité incroyable, alors que les claviers d’Espen Bakketeig (Mistur) lui donnent une ambiance particulière. Le groupe renoue avec des harmoniques glaciales et Old School sur The Morning Red, une composition à la fois douce, dissonante et mélodieuse, qui nous présente un aspect plus accessible de leur personnalité musicale qui s’enflammera lentement jusqu’à la fin, puis Shadows of Aurora apporte un groove assez malsain. Le titre propose des influences assez diversifiées, tout en restant dans cet esprit prenant et brut, complété par ces mélodies folles.
Le groupe reste dans ce contraste entre rythmique glaciale mais prenante et harmoniques hypnotiques avec Spikes of God, un morceau rapide et impénétrable qui rend hommage à leurs vastes racines, tout en proposant des parties lead acérées. Le groupe nous présente des influences plus entrainantes grâce à Dazed and Reduced, un titre à la fois groovy, accessible et entêtant, qui place une voix claire et de nouveau les claviers Old School d’Espen, donnant une saveur particulière au morceau. Les leads sont plus doux, et des choeurs hurlés viendront renforcer le chant avant Into the Mountains, un titre sur lequel on retrouve des parties de claviers de Terje “Valfar” Bakken, leader décédé de Windir. Les choeurs féminins d’Eli, Helena et Anna se joignent à ce mélange Old School abrasif, puis les claviers ambiants prennent le dessus pour un final saisissant et brut. On retrouve Espen Bakketeig pour Shadowland, le long titre final, et son introduction pesante. La rythmique est à la fois agressive et lancinante, offrant un contraste assez prenant. Le son cristallin et planant des harmoniques est complété par une saturation violente et noire, puis c’est à nouveau ce clavier qui nous amène jusqu’au final.

Vreid dispose d’un arsenal sonore impressionnant, mais finit toujours par nous impressionner. Wild North West est aussi glacial que motivant, aussi tranchant qu’entrainant et aussi brut qu’entêtant, ce qui donne un mélange surprenant qui pioche dans le Black Old School et dans des sonorités plus remuantes.

90/100

English version?

One thought on “Review 619 : Vreid – Wild North West

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.