Live Report : The Ruins Of Beverast + Grave Miasma + Fuoco Fatuo – O’Sullivans Backstage by the Mills

C’est officiel, les concerts reprennent, et la scène extrême n’est pas en reste. The Ruins Of Beverast, Grave Miasma et Fuoco Fatuo m’ont donné rendez-vous au O’Sullivans Backstage by the Mills, au nord de Paris, pour une soirée sous le signe de la noirceur.

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Les lumières s’éteignent, et les musiciens de Fuoco Fatuo entrent en scène, grimés avec un maquillage sombre. Tout en nous inondant de larsens malsains, Milo Angeloni (chant/guitare), Giovanni Piazza (guitare) et Nicolò Brambilla (basse) placent des riffs épais et lents qui collent à la perfection avec l’impénétrable voile rouge et les deux crânes de chaque côté. Leur Funeral Doom s’offre parfois des sursauts de violence qui les fait headbanguer pendant que Davide Bacchetta (batterie) nous arrose de blast, créant un contraste avec les parties plus mystiques et lancinantes de leur son, qui semble ne jamais s’arrêter. Les hurlements possédés du vocaliste laissent place à des vagues massives de riffs, qui prendront fin avec un brouillard de larsen et d’effets dérangeants, laissant même le frontman frapper sa guitare pour l’alimenter, puis les musiciens partent de scène avant que le son chaotique ne prenne fin.

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L’ambiance change lorsque les musiciens de Grave Miasma installent leur matériel. Dès la fin de leur court soundcheck, le groupe lance son intro inquiétante suivie par des riffs efficaces ancrés dans un Black/Death Old School. Y (chant/guitare), T (guitare) et Am (basse) headbanguent en quasi permanence, plaçant parfois des parties leads perçantes sur le blast ravageur de D (batterie), et la fosse, qui s’est légèrement remplie, réagit très positivement à cette déferlante de noirceur. La fumée permet aux musiciens d’être noyés sous ce rouge intense et agressif à l’image de leur musique, qui nous propose quelques courtes introductions pesantes après que le vocaliste nous ait hurlé le titre du prochain morceau, puis l’enfer nous ouvre à nouveau ses portes, accompagné des hurlements rauques et des riffs dévastateurs. Le groupe prend à peine le temps de respirer, et c’est après un rapide “Thank you!” salué par des applaudissements mérités que les quatre musiciens rendent les armes, accompagnés par un dernier sample.

Setlist: Arisen Intro – Arisen Through the Grave Miasma – Guardians of Death – Tibetan Intro – Rogyapa – Seven Coils Intro – Seven Coils – Ancestral Waters – Full Moon Dawn

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Place enfin au clou du spectacle, celui pour qui l’intégralité de la fosse se réunit pendant que les musiciens entrent en scène, j’ai nommé The Ruins Of Beverast. Au centre, Alexander von Meilenwald (chant/guitare) se montre impassible, alors que G.ST (basse/chant) et Arioch (guitare/chant) ne commencent à headbanguer au son des riffs intenses, qui installent immédiatement cette ambiance pesante et pourtant si onirique. Si Helvegr (batterie) souffre tout d’abord de quelques problèmes techniques, l’ingé son fera rapidement son travail et assurera une cohérence magistrale entre tous les instruments pour nous envoûter dans cet univers agressif mais majestueux. Les musiciens restent silencieux entre deux assauts, se réaccordant dans le calme alors que les samples se chargent de nous faire passer d’un titre à l’autre de manière fluide, mais force est de constater que la foule est totalement conquise par leurs riffs agrémentés d’une impressionnante diversité vocale à une, deux ou trois voix. Les lumières deviennent rapidement impraticables, ne laissant apparaître que des silhouettes dans un décor apocalyptique, renforçant la furie déchirante que dispensent les musiciens, tels des démons possédés. Et bien que leur temps de jeu soit assez long, le show passe en un éclair, avec tout de même un départ de scène qui leur permettra de souffler quelques instants avant de reprendre leurs instruments pour un dernier titre, tout aussi intense et saisissant qui leur vaudra des acclamations unanimes.

Setlist: Ropes Into Eden – Daemon – Anchoress in Furs – The Clockhand’s Groaning Circles – Surtur Barbaar Maritime – Polar Hiss Hysteria – I Raised This Stone as a Ghastly Memorial
Rappel: Kain’s Countenance Fell

La soirée prend fin, et nous nous aventurons dans la froide et humide nuit parisienne. Après une ouverture en bonne et due forme par le son pesant de Fuoco Fatuo, la rage brute de Grave Miasma nous a fait remuer le crâne pour nous échauffer avant d’absorber le son majestueux de The Ruins Of Beverast. Les trois groupes ont été excellents dans leur domaine respectif, et on ne peut que remercier Garmonbozia Inc. pour un plateau d’une telle qualité !

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