Review 2287 : Diskord/Atvm – Bipolarities

Pensiez-vous connaître Diskord et Atvm ?

Ils ont décidé de s’allier. Sous le nom de Bipolarities, le split réunit les norvégiens et les anglais qui font confiance à Transcending Obscurity Records pour développer leur dissonance.

On commence donc avec Diskord qui propose dès Onward! To Nowhere un son étrange, aussi intrigant que violent et dissonant, créant un véritable malaise palpable au sein de la rythmique écrasante et saccadée. Si les racines Death Metal sont évidemment présentes, on pourrait presque sentir du Sludge dans les moments lourds, comme le confirme Pass The Baton avant d’affirmer son explosivité avec des passages aussi complexes que virulents qui s’enflamment sans prévenir en empruntant au Jazz ses parties inattendues. On continue avec Shivering, As We Shed Our Hides qui s’inscrit dans une démarche encore plus désordonnée avec ce mélange improbable entre Death Old School et sursauts Prog, puis la violence se poursuit avec Cogged Pother où les leads enchevêtrés apportent le côté chaotique au groupe, qui assurera des moments véritablement inquiétants sans renier l’agressivité.

Atvm n’a que deux titres, mais ils sont beaucoup plus longs. Cancer commence par créer un environnement surprenant, alliant des parties vocales beaucoup plus brutes avec un son plus distinct, mais tout aussi influencé par des extrêmes aussi opposés que complémentaires. On notera les accélérations techniques souvenues par les grognements bestiaux, mais c’est surtout la versatilité du morceau qui frappe, tout comme Morphine, forte de ses onze minutes, qui va nous emmener tour à tour dans les éruptions de violence les plus déchaînées comme dans les limbes d’un guitar-héro totalement possédé par un nombre incalculable d’esprits qui jouent tous en même temps, et ce pendant l’intégralité du temps de jeu.

Diskord et Atvm s’unissent autant dans la dissonance que dans la violence et la lourdeur, créant un son incroyablement complexe et difficile d’accès. Bipolarities a son public, mais les néophytes du Death Progressif seront plus que choqués à la première écoute.

75/100

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