Review 3101 : Obscurity – Ascheregen

Il est l’heure pour Obscurity de dévoiler son dixième album.

Toujours signé chez Trollzorn Records, le groupe allemand mené par Agalaz (chant), Isarn (batterie), Grimnir (guitare, Helgrindur), Njalvar (guitare) et Vidar (basse, Helgrindur) débute sa vingt–septième année avec la sortie de Ascheregen.

Initium Dekadentiae nous accueille avec quelques notes très douces, mais la batterie veille et ne manque pas de mettre rapidement le feu aux poudres pour laisser la rythmique déferler sur nous, soutenue par les rugissements d’Agalaz, visiblement en pleine forme. Les racines Black/Death mélodiques sont parfaites pour une telle agressivité tout comme sur Flammentaufe qui lui emboîte le pas et propose des envolées infusées au Viking Metal pendant que la base nous martèle à bonne allure. Les derniers instants du titre nous laissent reprendre notre souffle, puis c’est Schwur qui prend la suite et nous offre sa tornade de riffs, s’autorisant quelques accalmies plus dissonantes et enivrantes avant de repartir de plus belle jusqu’à son final très doux. On enchaîne avec Blutgebet qui propose une rythmique solide bien qu’un peu plus accessible mais qui nous donne toujours autant envie de remuer le crâne, ne nous arrêtant que sur les refrains pour hurler avec le vocaliste pour mieux repartir en suivant les harmoniques, puis Dreifaltigkeit propose une intro entraînante dont la bonne humeur se propage jusqu’aux riffs saccadés aux influences Folk légères. Le ton redevient assez calme sur Ascheregen, titre mid-tempo qui saura devenir très fédérateur en temps voulu pendant que les guitares nous hypnotisent et apportent une touche mélancolique avant de s’intensifier sur le final qui mène à Ketzerjagd, qui affiche immédiatement une férocité assumée. La batterie laisse libre cours à sa folie énergique, dictant une marche rapide et parfois même presque militaire avant de passer aux tonalités entêtantes de Läuterung qui lui succède et nous emporte dans sa propre épopée sous les vociférations du meneur, traversant même un break aux guitares perçantes. On notera le retour des racines Black sur Bekehrung, titre un peu court à la froideur et l’agressivité exacerbées, puis c’est le Death Metal qui est mis en avant sur Runenwinter, en particulier sur les passages les plus féroces qui n’hésitent pas à céder leur place à des moments plus lents et presque aériens avant de repartir à l’assaut. Nouveau ralentissement sur Rúnar Víg qui place des harmoniques lancinantes sur une rythmique assez simple et efficace, accueillant même quelques choeurs, puis l’album prend fin sur Dystopie und Schwanengesang qui n’hésite pas à passer d’une mélodie pénétrante à une fureur affirmée lancée à bonne allure ainsi qu’à un break vraiment très accrocheur.

Depuis que je connais le groupe, Obscurity ne m’a jamais déçu, proposant sous couvert de ses multiples influences des riffs ravageurs. Ascheregen prend fièrement le rôle de dernier-né des allemands, et il va rapidement trouver sa place auprès de ses prédécesseurs !

90/100

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