Live Report : Cryptopsy + 200 Stab Wounds + Inferi + Corpse Pile – Petit Bain

Comme si une joyeuseté teintée de Death Metal ne m’avait pas suffit, j’enchaîne dès le lendemain avec l’anniversaire de None So Vile, album emblématique de Cryptopsy !

Même lieu, Petit Bain, mais en compagnie cette fois de 200 Stab Wounds, Inferi et Corpse Pile, toujours sous l’œil gras et attentif de Garmonbozia Inc. !

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La soirée débute à l’heure prévue par une demie-heure de Corpse Pile, groupe de Brutal Death aux vibes Hardcore bien groovy et accrocheuses qui finalement ne nous change pas trop d’hier. Dès le premier titre, ça headbangue fort sur scène grâce à Jason Lionel Frazier (chant) qui ne manque jamais une occasion de remuer en hurlant, mais aussi dans la fosse qui suit le mouvement, et qui applaudit le groupe lorsque le vocaliste lâche “we’re from the US, but this country fucking sucks”. Le groupe est visiblement très heureux d’être à Paris pour clore sa première tournée, et il ne manquera pas de le faire savoir en nous remerciant, mais aussi en enchaînant les titres, dont l’un sera introduit par “Where are my fucking Queer people? This next one goes to the chicks with dick!”… Une manière relativement originale de présenter, mais les riffs finiront par gagner sur la surprise, et le groupe finira son set de manière aussi brutale qu’il a commencé.

Setlist: Genesis Of Suffering – Vengeful Hymns – Force Fed Lead – For Flesh and All – Where the Sidewalk Ends – Stacking Bodies – Reality – Fed to the Starved – Kicked in Cadaver – Fuck Your Life

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On enchaîne très vite avec Inferi, l’un des groupes qu’il me tardait le plus de voir ce soir au vu de la qualité de leurs récentes sorties, et qui sera très loin de me décevoir ce soir, avec une setlist courte mais furieuse qui met le dernier opus à l’honneur. Stevie Boiser (chant) n’hésite pas à communiquer entre les titres tout en se mettant en avant devant la marée humaine qui bouillonne déjà sous ses hurlements, soutenus par ceux de Malcolm Pugh (guitare/chant). Pas de basse sur scène pour le combo, mais les quatre musiciens sont de véritables tueurs dans leur domaine, et l’avalanche de notes est parfaite, bénéficiant d’un mix incroyable (le meilleur de la soirée) qui leur permet toutes les fantaisies guitaristiques et vocales, ainsi que quelques samples bien placés pour rendre le tout encore plus épique. Nous serons récompensés par un “You’re the sickest crowd we had in France!” et un “Jesus fucking christ Paris, you are amazing”, mais le groupe sera malheureusement contraint de laisser sa place après cinq titres, et sous des applaudissements largement mérités.

Setlist: The Promethean Kings – Eyes of Boundless Black – The Rapture of Dead Light – Heaven Wept – Heirs of the Descent

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On pose notre encéphale pendant que la bande-son nous joue un petit Crazy Train avant l’arrivée des quatre gaillards de 200 Stab Wounds, torse-poil et bide à bière au programme, et on reprend les riffs bas du front assumés pour une leçon d’homme des cavernes ! Leur Death Metal est bête et méchant, et le groupe en fait une force, ne lâchant pas un mot entre les titres, Steve Buhl (guitare/chant) annonce les titres et les vagues de violence Old School reprennent. Mais malheureusement, le son ne suit pas, et les guitares sont un peu trop souvent noyées dans le mix, ce qui est bien dommage mais ne semble pas gêner le public, qui se rentre gaiement dedans et profite de chaque frappe. Heureusement, le son s’améliore un peu au cours de leur setlist grasse et agressive à souhaits, laissant même les harmoniques angoissantes résonner pour accompagner les rythmiques épaisses qui feront le bonheur du public. Les poings se lèvent souvent, et le groupe finira son set avec le sourire aux lèvres.

Setlist: Hands of Eternity – Masters of Morbidity – Skin Milk / Tow Rope Around the Throat – Drilling Your Head – Gross Abuse – Defiled Gestation – Ride the Flatline – Parricide – Itty Bitty Pieces – Fatal Reality – She Was Already Dead – Release the Stench

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Je récupère mon cerveau pour l’arrivée de Cryptopsy, dont la performance au Lions Metal Fest l’an dernier était incroyable, mais qui ce soir sera un peu en demi-teinte. Alors oui, la setlist est démentielle, Matt McGachy (chant) est toujours aussi monstrueux, headbanguant comme un furieux ou hurlant à pleins poumons autant dans le growl que dans les aigus, et je serais très probablement incapable de reproduire ne serais-ce qu’un dixième de ce que font Flo Mounier (batterie), Christian Donaldson (guitare) et Olivier Pinard (basse)… mais le souci, vient à nouveau du mix ! On peine à entendre correctement la batterie, la guitare manquerait d’un cran de volume supplémentaire, et même si dans la fosse, c’est la grosse bagarre organisée, je reste un peu sur ma faim pour les premiers morceaux. Mais c’est sans compter sur Matt, québécois anglophone de son état, qui va nous parler à moitié en français et à moitié en anglais : “Cette année on célèbre 30 ans de None so Vile” ou “We want to see every single person to move!” soulèvent des acclamations et auront raison de nombreuses nuques, mais verront également la création des tant attendus “circle fucking pit” qui raviront le vocaliste. Nous prendront également un moment pour célébrer l’anniversaire de Christian qui fête ses quarante-six ans avec nous, et une fois ce moment d’allégresse passé, la violence reprend de plus belle, que ce soit grâce aux riffs des canadiens ou ces séances de headbang synchronisées avec le public. Le groupe sait vraiment y faire sur scène, et leur heure de jeu est passée en un clin d’oeil !

Setlist: Slit Your Guts – Until There’s Nothing Left – Serial Messiah – Dead Eyes Replete – Benedictine Convulsions – Graves of the Fathers – Godless Deceiver – Crown of Horns – Phobophile – Orgiastic Disembowelment – Malicious Needs

Le stand de merch est pris d’assaut, et le bateau se vide peu à peu de ses occupants, retrouvant le froid et la bruine insupportables. Si nous sommes restés dans le Death brutal et sans concessions avec Corpse Pile et 200 Stab Wounds, Inferi et Cryptopsy nous ont encore une fois montré ce qu’exceller dans la maîtrise des instruments signifie ! Merci à nouveau à Garmonbozia Inc. pour la qualité constante des affiches et pour l’accréditation photo !

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