Live Report : Kataklysm + Vader + Blood Red Throne – La Machine du Moulin Rouge

A peine remis de ce week-end de folie offert par Garmonbozia Inc., le roi-lézard récidive déjà avec le grand retour de Kataklysm !

Nos plus fidèles cousins reviennent pour le Freedom or Death tour 2026, accompagnés par les non moins célèbres polonais de Vader et les pionniers norvégiens de Blood Red Throne ! Trois nuances de Death Metal, qui vont faire rage à La Machine du Moulin Rouge ce soir !

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A l’heure dite, la lumière s’éteint, et Blood Red Throne s’empare littéralement de la scène, déversant son Death Metal massif sans aucune forme de concession. Dans la fosse, tout le monde marque un temps d’arrêt devant la violence de ces premières secondes, mais il ne faudra pas longtemps au public pour se réveiller et se mettre à mosher sous les riffs des  norvégiens ! Galvanisés par les encouragements de Sindre Wathne Johnsen (chant), qui n’hésite pas à lâcher « This is our first show of the tour and it’s already a hard one to top », le public en redemande, et les musiciens ne vont pas se priver pour nous donner notre dose de violence : sur scène aussi le chaos est total, entre les musiciens qui headbanguent, qui changent de place, qui jouent entre eux, qui viennent au plus près des premiers rangs… Le vocaliste demandera même un wall of death pour le dernier titre, qui sera exécuté ! Mais une demi-heure c’est bien trop court, et j’espère sincèrement que les acclamations que le groupe a reçues les motivera à revenir très vite !

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Le fameux pied de micro de Vader est installé, les derniers réglages semblent satisfaisant, la scène s’allume et les polonais débarquent sur scène sous les applaudissements. Moi qui passe mon existence à me plaindre des lumières, je suis pour une fois ravi, tant Piotr « Peter » Wiwczarek (guitare/chant) et ses acolytes posent, se plaçant pile sous des spots réglés au millimètre ! Côté son, je n’ai rien à redire non plus : les guitares de Peter et Spider sont tranchantes à souhaits, les cris du frontman sont emplis de rage, et la section rythmique composée de Michal Andrzejczyk (batterie) et Hal (basse) rugit comme jamais, provoquant toutes sortes de mouvements de foule plus ou moins organisés. Entre les titres, nous avons droit à des remerciements, un « Long time no see Paris! » suivi d’une petite histoire : « 33 years ago, Vader played its first fucking show in France! ». Mais si les pauses orchestrées par le vocaliste sont plutôt longues, dès que le son reprend, il reprend pour de bon et fera à nouveau remuer la nuque de toute l’assemblée, frémir la fosse et même lever les poings dans un mouvement général sous le Death/Thrash cinglant du groupe. Mention spéciale à Helleluyah!!! (God Is Dead), dernier morceau d’un set sans aucune fausse note, qui a visiblement été changée au dernier moment, mais qui permet au groupe de remercier convenablement son public avec une ultime dose de rage pure, et vous pouvez être sûrs que Paris leur a rendu la pareille !

Setlist: InVaders (sur bande) – Sothis – Fractal Light – Wings – The One Made of Dreams – Reign Forever World – The Book – Triumph of Death – Para Bellum (sur bande) – This Is the War – Lead Us!!! – Reborn in Flames – Dark Age – Carnal – Helleluyah!!! (God Is Dead)

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Le show de Kataklysm souffrira malheureusement d’une bonne dizaine de minutes de retard, mais le public est au rendez-vous, et dès que les premières notes de Soul Destroyer retentissent, c’est à nouveau le chaos dans la fosse. Maurizio Iacono (chant) motive les troupes comme à son habitude pendant que Jean-François Dagenais (guitare) et Stéphane Barbe (basse) headbanguent en jouant sous les frappes de James Payne (batterie), et on assiste à une performance de haut niveau rien qu’au premier titre ! Le son est excellent, et les lumières suivent également, permettant d’observer les quatre hommes à l’œuvre tout en rentrant dans son voisin au son de leurs riffs assassins, encouragé à coups de “Paris, on bouge !”, mais aussi d’une setlist habilement choisie ! Thy Serpents Tongue prend la suite et nous roule dessus comme jamais, mais le frontman sait temporiser : “C’est pas une coïncidence qu’on soit ici pour débuter la tournée, on s’est dit qu’on allait visiter les cousins en premier !”. Il n’en faut pas plus au public pour exprimer sa joie, et mosher à nouveau pour les titres suivants, osant même quelques slams pour suivre le mouvement, se réceptionnant plus ou moins bien sur l’espace de jeu des canadiens. Le rythme du concert est tout bonnement parfait, les quelques moments de répit permettent à Maurizio de déclarer “vous êtes les meilleurs, merci” avant de reprendre de plus belle, et nous aurons même droit à un solo de batterie pour marquer la moitié du concert !

Setlist: Soul Destroyer – Thy Serpents Tongue – Goliath – Die as a King – Prevail – Taking the World by Storm – The Rabbit Hole – Drum Solo – Blood on the Swans – In Shadows & Dust – As I Slither – Bringer of Vengeance – Crippled & Broken – Narcissist – The Black Sheep – Elevate

Malheureusement la loi des transports parisiens est intransigeante, et je suis forcé de quitter le show avant sa fin, retrouvant la pluie et la nuit… Si on sait que l’on peut compter sur Kataklysm pour livrer un show aux petits oignons à chaque fois que le groupe passe par chez nous (on me signalera une invasion de scène et du crowdsurf sur ladite scène pour le final) et que Vader a toujours une énergie infernale même après plus de quarante années de carrière, La Machine du Moulin Rouge se souviendra également de la performance de Blood Red Throne qui a tout donné pour nous offrir une entrée à la hauteur de son statut de pionnier du Death norvégien ! Merci à nouveau à Garmonbozia Inc. pour ce plaisir auditif continu !

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