
Lorsque la violence est de mise, on sait que l’on peut compter sur Garmonbozia Inc. pour nous concocter des affiches de qualité !
Aujourd’hui, c’est de nouveau à l’Elysée Montmartre que je me rends pour assister à ma première de Heaven Shall Burn, groupe essentiel de la scène Death Mélodique européenne, accompagnés par trois poids lourds : The Halo Effect, The Black Dahlia Murder et Frozen Soul. Si vous me lisez depuis quelque temps déjà, vous savez quels groupes m’ont fait dire que cette date était inratable !
On attaque à l’heure dite avec Frozen Soul, la relève du Death Old School sans concession qui n’a malheureusement pas beaucoup de place et qui va débuter son set devant un parterre encore assez timide mais qui n’hésite pas à lever le poing lorsque Chad Green (chant) ordonne “Don’t be shy, just mosh and be responsable”. Bien habitué des compositions martiales des texans (et grand amateur de BC Rich), ma nuque remue déjà au son des Ironbirds de Sam (basse) et Michael (guitare) qui assurent une rythmique solide au possible sous les frappes de Matt (batterie), permettant au vocaliste de rugir comme s’il allait nous sauter dessus, jouant avec son pied de micro pendant les leads de Chris (guitare). Huit titres, aucun temps mort, le public finira même par se réveiller et effectuer le circle pit tant demandé par l’imposant frontman. C’est la définition même de ce qu’on appelle une leçon de violence, et je ne m’en suis toujours pas remis (mes cervicales non plus).
Setlist: Encased in Ice – Absolute Zero – Chaos Will Reign – Morbid Effigy – No Place of Warmth – Arsenal of War – Invoke War – Crypt of Ice
Il y a un peu plus de monde lorsque The Black Dahlia Murder entre en scène, mené par Brian Eschbach (chant), coiffé d’un béret rouge, et qui commence déjà à hurler pendant que ses camarades assurent leurs riffs comme des chefs. Son énergie est rapidement communicative, et l’ouverture sur l’un de leurs meilleurs morceaux, What a Horrible Night to Have a Curse, a tôt fait de conquérir le coeur du public, qui n’hésite pas à remuer gaiement pendant que Ryan Knight (guitare), Max Lavelle (basse), Wes Hauch (guitare) et Alan Cassidy (batterie) se démènent. Le dernier album du groupe, Servitude, datant d’un an et demi seulement, la setlist sera évidemment axée sur celui-ci avec quatre titres, mais les cinq autres sont de véritables hymnes, et ce ne sont pas les incitations du chanteur qui comblent les réaccordages comme “Do you want to headbang?” ou “Are you enjoying your night?” qui vont faire retomber la ferveur. Le public est bien réveillé, et il va le montrer aux américains, qui finiront acclamés, le sourire aux lèvres, pour leur courte mais intense prestation.
Setlist: What a Horrible Night to Have a Curse – Kings of the Nightworld – Aftermath – A Vulgar Picture – Mammoth’s Hand – Cursed Creator – Nightbringers – Everything Went Black – Utopia Black
C’est ensuite au tour des illustres The Halo Effect de prendre possession de leur espace de jeu, d’abord avec une intro qui leur permet de se placer, puis avec leur premier titre, qui va immédiatement fédérer l’intégralité de la salle. En frontman charismatique qu’il est, Mikael Stanne (chant) va immédiatement haranguer une foule qui lui mange dans la main, pendant que ses camarades ne se privent jamais pour poser tout en jouant, que ce soit les solos pour Niclas Engelin (guitare) ou la rythmique massive pour Peter Iwers (basse) et Patrik Jensen (guitare), rejoignant parfois Daniel Svensson (batterie). Le simple “Are you ready for some Gothenburg Death Metal” fera hurler toute la fosse, en même si le début du show reste assez statique, il ne faudra que quelques morceaux des deux albums du groupe pour commencer à mosher gaiement, et même à offrir quelques slammeurs. On notera également la présentation en bonne et due forme du nouveau titre, Our Channel to the Darkness, que les suédois ne jouent que pour la 5e fois devant un public, et qui passe parfaitement la barrière du live, tout comme les autres compositions. Côté son, tout est excellemment calibré, que ce soit la rythmique, les leads, le chant saturé ou clair, et j’aurai même ma petite larme à l’oeil de revoir ces anciens d’In Flames jouer ensemble comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, plus complices que jamais. Dire que ce show est une réussite ne serait même pas lui rendre hommage.
Setlist: March of the Unheard – Feel What I Believe – The Needless End – Detonate – Become Surrender – Gateways – Our Channel to the Darkness – Between Directions – A Truth Worth Lying For – Shadowminds
La soirée touche à sa fin avec l’arrivée d’Heaven Shall Burn qui va mettre les petits plats dans les grands pour assurer un show massif devant un public déjà conquis alors même que Marcus Bischoff (chant) pose à peine un pied sur scène, hurlant déjà comme un beau diable. Oscillant entre Death Mélodique et Metalcore, les musiciens débordent d’énergie dès les premières secondes, et on remarque Eric Bischoff (basse) qui ne cesse de headbanguer pendant que Maik Weichert (guitare) et Alexander Dietz (guitare) posent, leurs instruments en avant. Derrière son kit, Christian Bass (batterie) n’est pas en reste, assurant une base parfaite pour ses camarades, qui ne se privent pas pour haranguer la foule déjà bien échauffée par les groupes précédents, et il ne faudra qu’un “I need your hands, your body, just feel it!” pour que la fosse se transforme en véritable machine à laver. Le groupe prendra le temps de nous remercier avec un “Paris look at you, you’re at a Metal show in the middle of the week!”, puis réaffirme clairement ses position politiques en lâchant “This song is about kicking nazis” pour présenter Armia, mais à mes yeux, le point culminant du show restera la formation spontanée du wall of Death sur Awoken, sample qui précède Endzeit, et qui m’a mis un coup de vieux de dix-huit foutues années dans la tronche (les morceaux étant respectivement premier et deuxième de l’album Iconoclast, sorti en janvier 2008). La setlist étant parfaitement gérée, je me permets de reprendre les mots de Marcus pour conclure sur ce show : “The energy is awesome, thank you so much”.
Setlist: War Is the Father of All – Voice of the Voiceless – My Revocation of Compliance – Godiva – Counterweight – Armia – Confounder – Awoken (sur bande) – Endzeit – Black Tears (Edge of Sanity cover) – Übermacht – The Martyrs’ Blood – Thoughts and Prayers – The Weapon They Fear – A Whisper From Above
Je ne m’éterniserai malheureusement pas, faute à une ligne C capricieuse au possible. Si on peut déplorer un public assez éparse, on ne peut que saluer la méchante claque de Frozen Soul, la virulence de The Black Dahlia Murder, les mélodies déjà mythiques de The Halo Effect et l’énergie communicative d’Heaven Shall Burn ! Merci à Garmonbozia Inc. pour avoir assuré une (double) orga aux petits oignons, et avoir fait de l’Elysée Montmartre une messe du Death Mélodique ce soir !
























2 thoughts on “Live Report : Heaven Shall Burn + The Halo Effect + The Black Dahlia Murder + Frozen Soul – Elysée Montmartre”