Review 3216 : Muerto – Eclipsed Realms

Muerto nous ouvre les portes de son royaume.

Pour ce troisième album, nommé Eclipsed Realms, Penny Smitten (basse/chant), Juan Mondragón (guitare, Darkside Ritual) et Eddel Jared (batterie, Metal Invaders) ont signé avec le label indien Transcending Obscurity Records.

On attaque directement dans la dissonance avec Serpentine Echoes, première composition quelque peu inquiétante qui va rapidement se transformer en vague d’agressivité pure avec un premier cri, suivi d’une rythmique épaisse aux harmoniques cinglantes et aux grognements caverneux. La double pédale mène habilement la charge, imposant son allure effrénée en nous dirigreant vers Veil of Desolation où nous profitons d’un court moment de répit avant que les musiciens ne tissent des touches mélancoliques dans les leads, accompagnant une base d’abord assez lente, puis toute aussi sauvage que sur le titre précédent. Quelques influences Black/Death apparaissent sur les passages agressifs du long morceau, puis nous atteignons Burning Shadows qui revient à une approche plus froide et Old School du Black Metal, que l’on avait déjà dans les parties vocales à l’écho oppressant. On continue avec Wilderness qui mêle dissonance et rage tout en proposant une allure effrénée et accrocheuse, mais le titre est assez court, et il laissera vite sa place à la mélodie plus mystérieuse de l’introduction de Decay, composition suivante où chant clair et éléments aériens se mêlent harmonieusement, nous imposant un rythme plus lancinant. La batterie ne manquera pas de dynamiser l’ensemble, nous faisant passer par quelques moments plus bruts et abrasifs qui contrastent avec le calme ambiant, puis nous refermons l’album avec Radiance, plus longue composition de l’album qui s’ancre dans des touches Post-Metal en imposant lenteur, leads entêtants et toujours ce chant rauque qui mène le navire entre ses passages de calme qui nous mèneront au silence.

L’approche de Muerto n’est pas simplement dans le Black Metal pur jus. Bien que le groupe sache parfaitement exploiter ses racines Old School, Eclipsed Realms nous réserve quelques surprises plus aériennes, presque même douces, pour contrebalancer la rage.

75/100

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