Review 3261 : Riverflame – Lunar Crusades

Riverflame part à l’aventure.

Créé par l’union de Romain Nobileau (chant, Owls, Toter Fisch), Georgiadis “Haris” Charalampos (guitare/claviers, Hail Spirit Noir), Abro (basse, Ponte Del Diavolo, Feralia, Lum…) et Håkon Freyr Gustafsson (batterie, Skinher), le groupe signe avec Code666 Records pour la sortie de son premier album, Lunar Crusades.

Nous sommes accueillis par des claviers médiévaux sur Riverflame, puis la voix prend rapidement le temps de nous exposer son histoire avant que la saturation ne teinte la composition d’une touche épique ancrée dans le Black Metal mélodieux mais assez froid et mystérieux. Les murmures confirment le côté intrigant, mais les hurlements viennent développer la violence de la rythmique, créant un contraste entre les différents éléments qui rendent le morceau assez théâtral, entre ses leads criards au possible et ses accélérations, que l’on retrouve aussi sur Where Dragons Once Ruled, le titre suivant qui démarre sur les chapeaux de roues. Impossible de ne pas ressentir toute la fureur dans cette composition dévastatrice qui peine à s’apaiser, conservant l’oppression permanente avant de repartir à toute allure, imposant ses influences mélodieuses entre deux éléments de narration qui relancent inlassablement la machine avant de passer à Lunar Crusades et sa douce introduction aux tonalités médiévales. Le morceau est bien plus court que les autres, oeuvrant comme une sorte d’interlude aux frappes martiales avant que la saturation ne revienne en compagnie d’une voix féminine, puis on passe à Through Mistlands of Unearthly Worlds où l’on retrouve une part de noirceur, bien que le chant angélique nous ait suivi, mais c’est bien vite à nouveau aux côtés des rugissements que nous voyageons. On retrouvera tout de même une touche légèrement nostalgique malgré la violence omniprésente et les parties vocales parfois malsaines, mais c’est après un break particulièrement apaisant que nous entrons dans Before the Eternal Night, dernière composition de l’album où l’atmosphère change à nouveau, devenant bien plus pesante, mais développant également des éléments encore plus diversifiés aux racines Death Mélodique entêtantes, à l’inverse de la fureur qui émane de certaines parties, mais le final viendra nous rappeler à l’ordre et nous faire sortir en douceur de l’univers du groupe.

Bien que ce ne soit que son premier album, Riverflame sait parfaitement quoi faire pour capturer notre esprit et lui offrir une véritable évasion avec Lunar Crusades ! Si le Black Metal reste l’élément principal, les touches épiques s’autorisent bien d’autres influences.

80/100

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