Review 3273 : Crocell – Swarm of Insects

Crocell approche de ses vingt ans.

Deux années seulement après son précédent opus, le groupe danois composé de Tommy Christensen (guitare), Onkel Kusse (basse, Illdisposed), Andreas Posselt (batterie, Compos Mentis, Phantom), Asbjörn Steffensen (chant, ex-The Petulant) et Mads Gath (guitare, Dysgnostic, Urkraft, ex-The Petulant) dévoile avec Emanzipation Productions son septième album, Swarm of Insects.

Sarcophagus nous présente l’album avec une introduction sombre mais assez douce par rapport à la rythmique qui suit, bien plus imposante mais assez lente, laissant transparaître un côté malsain renforcé par les vociférations expressives. Le mélange finira par accélérer, créant des vagues de plus en plus furieuses tout en restant ancré dans ses racines Black entêtantes avant de s’éteindre d’un coup pour rejoindre Sculptor of Nations qui explosera d’un seul coup une fois sa calme mélodie terminée. Le titre est parfois l’incarnation même de la rage, mais sait s’apaiser pour proposer des refrains aériens qui auront l’effet d’une véritable brise dans la tempête, laissant le vocaliste devenir encore plus théâtral avant de foncer vers Swarm Of Insects, qui prend le relai et impose lui aussi sa virulente rythmique. Les leads se montrent bien plus perçants sur ce morceau, qui est non seulement le plus court mais aussi le plus agressif de l’album, et sera qui sera suivi par Traitors’ Blood qui reprend aisément les rênes de la violence pour la propager à sa façon avec une atmosphère de fin du monde. Les racines Old School virulentes sont du plus bel effet sur ce long morceau, mais on notera aussi l’oppression du final qui mène à Layrinthian Tunnels où l’allure effrénée règne à nouveau, tout en proposant parfois une touche de mélancolie lancinante pour alimenter le contraste. Le groupe va finalement s’ancrer dans les tonalités angoissantes avec Shredded Banners, titre plus lent mais qui exploite pleinement toutes les racines du groupe pour en faire un véritable voile de terreur malsaine qui se tisse en permanence, et ne nous laissera finalement reprendre notre souffle qu’à la fin. Le son s’embrase avec Wolfen Man, titre d’abord assez lointain mais qui explose une seconde fois pour nous dévoiler toute sa puissance, créant un mur de riffs impénétrable qui s’étend devant nous puis disparaît pour laisser Volcano entrer en éruption et déverser toute sa noirceur avec des racines fétides qui se ressentent à chaque instant dans la rythmique, que ce soit lors des passages lents, ou de l’emballement final.

L’évolution de Crocell se poursuit, que ce soit dans le côté agressif ou malsain du Black/Death, développant toujours plus de contraste dans ses morceaux. Je n’ai aucun doute sur le fait que Swarm of Insects fera forte impression.

85/100

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