Review 3335 : Dysgnostic – End Whispers

Quatre années de silence prennent fin pour Dysgnostic.

Fidèle à Transcending Obscurity Records, le groupe danois mené par Thomas Fischer (basse/chant, Apparatus, Elitist, ex-Defilementory), Simon Kannegard (guitare, ex-Defilementory, ex-Encyrcle), Richardt Olsen (batterie, Carbon Tomb, Wrath of Belial, Imperious Mortality) et Mads Gath (guitare, Crocell, Heaven’s Damnation, Urkraft) sort en 2026 son deuxième album, End Whispers.

The Last Refrain commence par nous proposer une touche aérienne avant que le son n’explose littéralement, dévoilant ainsi toute sa violence sous couvert d’une extrême technicité dans chaque instrument, pendant que le vocaliste rugit. Le titre est cependant assez court, laissant tout naturellement Into Salvation’s Night lui emboîter le pas et proposer ses notes dissonantes dans des passages bien plus lents et étouffants qui permettent de rythmer les vagues d’agressivité qui nous lacèrent les tympans. On notera des traces de Black/Death dans ces moments brumeux et inquiétants mais assez majestueux, puis le son devient chaotique avec The Black Sun qui prend la suite dans avec une approche apocalyptique mais théâtrale et prenante, qui deviendra sur ses derniers moments un peu plus saccadée tout en restant imposante. L’approche est à peu de choses près la même sur End Whispers, titre éponyme plus court mais pas moins massif et virulent qui n’hésite pas à se déchaîner pour affirmer sa violence avant que le groupe ne nous accorde un temps de relâche avec Ignis Fatuus, titre d’abord très doux puis finalement entêtant et mélodieux malgré la dissonance. Les harmoniques aériennes ne sont jamais loin, que ce soit grâce aux guitares ou à la basse, tout comme sur Feast of Emptiness qui prend le temps de nous émerveiller entre deux vagues ténébreuses et pesantes qui nous frappent sans ménagement, tissant leurs riffs complexes à bonne allure. On enchaîne avec The Shattered Timekeeper qui propose une approche similaire, autant en termes de technicité que de puissance brute, mais qui sait également nous proposer des passages plus aériens comme le final qui débouche sur Orphaned and Abandoned et son introduction apaisante. Les touches mystérieuses deviennent de plus en plus présentes puis s’embrasent d’un coup, revenant parfois à leur quiétude originelle pour mieux repartir dans la violence en affichant un contraste intéressant qui rejoindra Glimpses of a Lost Horizon, ultime morceau où le groupe prend le temps d’installer une atmosphère inquiétante avant d’exploser et de nous emporter dans son flot agressif, mais un saxophone nous ramènera à la raison, proposant sa touche décalée et macabre avant le final pesant.

End Whisper reprend là où son prédécesseur s’était arrêté, et permet à Dysgnostic de frapper à pleine puissance, que ce soit dans la complexité, la violence ou un habile mélange des deux, recréant ce flot de noirceur oppressant et dissonant qui nous avait plu la première fois.

80/100

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