Live Report : Lovebites – Backstage By The Mill

Vous pensiez réellement que j’allais me reposer alors que j’ai l’occasion de voir Lovebites en plein week-end à Paris ?

Oui, le groupe japonais de Heavy/Power Metal pose ses valises au Backstage By the Mill grâce à Veryshow, et il m’était interdit de rater ça, l’ayant déjà fait à contre-coeur les années précédentes !

Full Gallery

Première chose : le bar est plein à craquer, même en arrivant vingt minutes avant l’ouverture des portes, la sécurité m’invite à attendre dehors… la queue s’étend jusque derrière le Moulin Rouge, et l’entrée se fait au compte goutte ! Lorsque je pénètre dans la salle, elle est déjà à moitié pleine, et le stand de merch est ouvertement pris d’assaut, je me positionne donc au niveau de la console de son, et mon espace personnel disparaît peu à peu au fur et à mesure que l’heure avance. A l’heure (presque) dite, les cinq membres de Lovebites entrent en scène sous les acclamations sonores qui ne cesseront presque jamais, et surtout devant une marée de cornes faites avec les doigts, commençant rapidement un show très énergique. Le groupe célèbre cette année ses dix années d’existence, et on les sent roadées : Haruna (batterie) reste très concentrée sur son jeu, tout comme Miyako (guitare), alors que Midori (guitare) grimace en alignant ses harmoniques pendant que Fami (basse) sourit et qu’Asami (chant) lâche ses meilleures envolées vocales, haranguant un public qui lui mange ouvertement dans la main. Entre deux “Bonjour Paris”, “Merci” ou “Horns up!”, elle profitera des solos pour saluer le fond de la salle, totalement sous son charme, et faire de petits coeurs avec ses doigts, contrastant avec la virulence des riffs, mais surtout des solos qui s’enchaînent, laissant même les deux guitaristes se relayer.

On notera également quelques passages de Miyako au piano au lieu de n’utiliser que des samples, mais également la place que laisse volontiers la vocaliste à ses camarades, leur permettant de se mettre très régulièrement en avant alors qu’elle rejoint l’arrière de la scène ou bien jouant avec le public, renforçant la proximité avec la foule qui, bien qu’assez calme à l’origine, n’hésite plus à remuer de manière plus ou moins organisée lors des passages virulents. L’anglais n’est absolument pas un problème pour la jeune femme, qui s’adresse souvent à nous entre les titres, que ce soit pour les présenter ou faire remonter la ferveur à coups de “I want you to clap your hands! 3, 2, 1, go!”, ou même annoncer “we only have a few more songs left”, chose que tout le monde avait pressenti faux, car si elles reposent toutes leurs instruments respectifs, il aura fallu aux demoiselles moins d’une minute pour remonter sur scène nous proposer deux morceaux supplémentaires. Chaque final est acclamé, si bien qu’elles seront obligées de nous intimer le silence d’un doigt sur les lèvres pour lâcher “Arigatou gozaimashita” avant la traditionnelle photo de fin de concert, elle aussi applaudie comme il se doit par un Backstage serré comme j’en ai rarement vu.

Setlist: The Castaway – Unchained – Blazing Halo – Liar – Holy War – Reaper’s Lullaby – Soldier Stands Solitarily – Stand and Deliver (Shoot ’em Down) – Rising – M.D.O. – One Will Remain
Rappel : When Destinies Align – We the United

Malgré une absence de première partie – qui aurait pu être facilement comblée, vu qu’un autre groupe japonais jouait le même jour et avait dû décaler ses horaires – Lovebites a offert un show relativement généreux à ses fans en proposant une heure vingt de show endiablé, alignant riffs épiques les uns après les autres ! Un grand merci à Veryshow pour cette date qui a largement fédéré le Backstage By the Mill et qui me laisse affirmer que les japonaises auront besoin d’une salle bien plus grande pour leur prochain passage dans la capitale !

Laisser un commentaire