Review 206: Serocs – Vore

La violence à l’international, c’est ainsi que je décrirais Serocs.

Créé en 2009 au Mexique par Antonio Freyre (Punished), le projet débute en tant que one-man band et sort une démo puis un EP en 2012. La même année, il évolue en groupe complet, son fondateur passe à la guitare et recrute divers musiciens à travers le monde, sortant album après album. Depuis 2018, ce sont Antoine Daigneault (basse, Chthe’ilist, Punished) et Laurent Bellemare (chant, Basalte, Sutrah, Tribunal) qui complètent le line-up. Vore, le dernier EP du groupe, sort en 2020 avec l’aide de Kévin Paradis (batterie, Agressor, Benighted, Mithridatic, ex-DeadlySins, ex-Svart Crown) et Phil Tougas (guitare, Chthe’ilist, First Fragment, Funebrarum, D.D.T.). 

On distinguera deux parties dans cet EP, cinq compositions récentes, et deux titres démo composés 2011, alors que le groupe n’était encore que projet solo. Pour débuter, ce sont quatre titres d’une lourdeur absolue qui nous assènent violemment coup après coup, séparés par un interlude. Si la technicité est à l’oeuvre, le mix laisse place à chaque instrument: une rythmique épaisse, une basse vrombissante, des harmoniques tranchantes, un blast surpuissant et des hurlements sauvages. Anthropic laisse un sample inquiétant débuter le morceau, puis un sample robotique nous annonce l’arrivée de la tornade, alors que Building A Shrine Upon Vanishing Sands débute très rapidement avec un passage à la basse qui témoigne de la maîtrise des musiciens. Comme prévu, Shallow Vaults tempère le jeu avec une courte mélodie oppressante avant de relâcher les fauves sur The Temple of Knowledge. Groove, accélérations, technicité, violence, les musiciens sont à nouveau déchaînés et ils veulent nous le faire comprendre. To Self Devour met en avant la dissonance ainsi que des harmoniques ultra-rapides, le tout sans écarter la lourdeur. Entre Death Technique et Slam, le groupe nous frappe sans répit.
Deuxième et dernière partie, elle est composée des versions démo de Nihilus et Anthropic. Si la rapidité et la violence étaient déjà présents, on sent que le musicien était très axé sur sa guitare, instrument qu’il a par ailleurs choisi de conserver en ouvrant le groupe. Entre rythmique saccadée, leads perçants et techniques ainsi que virtuosité, il inclut quelques passages plus dissonants, mais aussi de la lourdeur et du groove, prémices du son actuel. 

Serocs est un groupe qui a énormément évolué avec le temps, et surtout récemment. Axé sur un Death Metal violent et technique, la formation n’a plus rien à prouver. Cependant, Vore est un EP intéressant, car il fait le lien entre les débuts en tant que one-man band et le line-up actuel, tout en montrant à quel point le son du groupe comporte des points communs sur les deux époques.

English Version?

One thought on “Review 206: Serocs – Vore

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.