Review 219 : Defeated Sanity – The Sanguinary Impetus

Retour des maîtres de la violence, j’ai nommé Defeated Sanity.

Créé en Allemagne en 1993 par Lille Gruber (batterie, ex-Cenotaph) et son père Wolfgang Teske (guitare, décédé en 2010), les deux hommes alignent un Brutal Death Technique surpuissant. Le line-up est sujet à beaucoup de changements, et lorsque Wolfgang Teske quitte le groupe en 2008, Lille Gruber reste seul maître à bord. Aujourd’hui accompagné de Jacob Schmidt (basse, ex-Cerebric Turmoil, ex-Chaosphere) et Josh Welshman (chant, ex-Autonomy) ainsi que plusieurs membres live, le groupe déballe The Sanguinary Impetus, son sixième album. On notera que les guitares ont été enregistrées par Lille, Colin Marston (Behold the Arctopus, Gorguts, Indricothere, Krallice…), Dan Thornton (Abhorrent Decimation, Novena) et Justin Sakogawa (Splattered, Warscythe).

Après l’introduction à la batterie de Phytodigestion, nous sommes pris dans une tornade de violence ininterrompue. Entre riffs ultra-rapide, frappes de plus en plus féroces et hurlements gutturaux à en faire pâlir certains, le groupe n’a pas chômé ces dernières années ! Le son du groupe est toujours aussi puissant et gras, posant ça et là des passages groovy ou plus techniques (mention particulière à la basse qui sait parfaitement se démarquer dans le mix épais). Sans nous laisser un seul moment de répit, Imposed Corporal Inhabitation et Conceived Through Savagery s’enchaînent, puis c’est Entity Dissolving Entity qui frappe, nous donnant envie de briser des os. La moshpart succède à une rythmique déjà bien grasse, et il en sera de même pour la brutale Insecta Incendium. Véritable torrent de violence pure, puis on sent une influence plus technique et surtout plus complexe sur la fin, brisant le rythme instauré. Le groupe enchaîne immédiatement avec Arboreously Transfixed, tout en gardant cette complexité rythmique. Cependant pas de panique, on garde un blast ravageur et cette volonté d’en découdre avec le premier venu. Les trois derniers morceaux mettent beaucoup plus l’accent sur la technicité, voir des influences presque Prog pour exploiter pleinement leur force de frappe. Propelled into Sacrilege met encore une fois en avant la basse avec un slap qui ressort de la rythmique lourde, puis une cassure de rythme pour repartir sur un riff violent et groovy. Drivelling Putrefaction, le morceau le plus long, prend le temps d’étaler une rythmique lourde avant de laisser le chant intervenir à nouveau pour nous écraser un peu plus. Bien que moins rapide, le morceau n’en est pas moins efficace, alors que Disembling the Ostracized joue entre rapidité et passages lourds pour refermer l’album. 

Defeated Sanity confirme sa place parmi les leaders de la violence. Bien que mettant de plus en plus en avant la technicité au sein des riffs de The Sanguinary Impetus, le groupe s’impose à nouveau dans le Brutal Death. Un seul conseil : venez prendre votre part de gras !

90/100

English version?

One thought on “Review 219 : Defeated Sanity – The Sanguinary Impetus

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.