Review 255 : Putrid Offal – Sicknesses Obsessions

Amis de la douceur, veuillez quitter la salle, car Putrid Offal revient.

Créé en 1991 en France, le groupe joue un Grind/Death dans la plus pure tradition de la graisse auditive. Mais après trois splits et deux démos, le groupe s’arrête jusqu’en 2013. Aujourd’hui composé des fondateurs Franck Peiffer (guitare/chant/batterie, ex-M.Pheral) et Fred Houriez (basse, ex-M.Pheral) ainsi que de Philippe Reinhalter (guitare, Division Alpha, Undead Prophecies) et Laye Louhenapessy (batterie, Dehuman, Bonepipe, ex-Vibrion), ils sortent Sicknesses Obsessions, leur deuxième album. 

Pour cette deuxième sortie chez XenoKorp, les français ont décidé de faire dans un registre Old School. On part donc sur une demie-heure de son à travers des titres plutôt courts. Ca sent le Grindcore ? C’est du Grindcore ! La rythmique est lourde, rapide, le chant hurlé est un chaos organisé et pourtant… c’est d’une efficacité monstrueuse ! Autopsy, le premier morceau, n’est qu’un avant goût. Les bruits sont ultra-réalistes, alors qu’une première rythmique violente et crasseuse frappe, après les quelques mots de Marina Toussent. Et l’ouragan arrive. Un blast infernal, des riffs rapides, des hurlements de toutes sortes, mais ce n’est pas tout ! On retrouve des sonorités dissonantes et une certaine progression pour Let There Be Rot, une batterie Old School pour Dura Mater et une hargne viscérale temporisée par des périodes d’accalmie pour Charnel House. Ce titre sera également accompagné de quelques choeurs, dont la voix féminine d’Hélène Le Diest, mais aussi deux invités connus de la scène française : Arno (Black Bomb A) et Stéphane Buriez (Loudblast, Sinsaenum) viennent également hurler aux côtés de leurs compatriotes. Bien évidemment le cliché Grindcore d’un titre rapide et court comme Glorify Me ou Pallor Mortis sont de la partie, mais la base Death Metal de Livor Mortis, Barber Butcher et Y Shaped les poussent à un autre niveau, tout en incluant des références malsaines, et une véritable tornade de puissance dans laquelle on a envie de se jeter à corps perdu, comme dans une fosse enragée. Lorsqu’Heaven Door se referme après une dernière dose de violence gratuite, il ne subsiste qu’une seule envie : recommencer.

Avec Sicknesses Obsessions, Putrid Offal nous confirme qu’ils sont à la hauteur de leur réputation. Le groupe est d’une efficacité redoutable, et ils ne lésinent pas sur les moyens pour aligner des tranches de graisse auditive et de violence dans la plus pure tradition du Grind/Death à la française !

85/100

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