Review 289 : Devildriver – Dealing with Demons, Volume I

La hargne n’a jamais lâché Devildriver, et ils reviennent nous le prouver avec Dealing with Demons, Volume I.

Créé en 2002 par Dez Fafara (chant, ex-Coal Chamber) sous le nom de Deathride, le groupe change de nom en 2003 et l’aventure commence. Aujourd’hui, ce sont Mike Spreitzer (guitare), Austin D’Amond (batterie, ex-Chimaira), Neal Tiemann (guitare, live pour Carnifex), et Diego « Ashes » Ibarra (basse, ex-Static-X, ex-Wayne Static) qui se joignent au chanteur pour le neuvième album.

On démarre sur Keep Away From Me qui nous met en confiance avec sa douce introduction avant de nous violenter sur sa rythmique remuante. Entre Groove et Death Mélodique, le groupe joue toujours sur le même tableau, et le titre est plus qu’entraînant ! Même constat pour la lourde Vengeance is Clear, qui fera headbanguer toute une fosse dès les premières notes. Quelques harmoniques dissonantes viennent enrichir les riffs, mais on reste dans cette optique de puissance brute, à l’inverse de Nest of Viper. Le titre est dérangeant mais hypnotique, violent mais pourtant assez doux et les influences Blues le confirment. Iona est plus sombre, mélancolique et mélodique que les autres morceaux, liant les deux aspects de la musique du groupe, qui avance en écrasant tout sur son passage. La guitare lead apporte une touche intrigante, comme pour Wishing, un morceau qui met définitivement les mélodies en avant sans négliger le groove puissant du groupe. Une voix claire vient tempérer l’ardeur de cette rythmique qui ne demande qu’à exploser.
You Give Me A Reason To Drink est la suivante, et on sent instantanément que le morceau sera sombre, mais entraînant. Le titre s’ancre encore plus dans la noirceur avec la participation de Simon Blade Fafara, le fils du chanteur, avant passer à la dynamique et dansante Witches. Quelques influences Hardcore, un son brut et des mélodies lancinantes, le groupe sait parfaitement lier toutes ses influences pour en faire quelque chose d’intéressant pour son public. Dealing With Demons, le morceau éponyme, mélange à nouveau une rythmique intense et entrainante avec des leads plus doux, dissonants et lancinants, mais également aériens par moments. On s’approche de la fin avec la rapide The Damned Don’t Cry, un titre perçant, menaçant et qui fera des ravages dans une fosse déjà fatiguée en plein festival. Scars Me Forever nous offre une dernière touche de mélancolie avec cette introduction emplie de tristesse. Les riffs sont tout aussi funèbres, tout en gardant un côté lourd, et c’est après un dernier refrain que l’album s’achève.

Bien que sa réputation ne soit plus à faire, Devildriver ne cesse de s’améliorer. Dealing with Demons, Volume I offre une puissante ouverture à ce double album qui s’annonce aussi sombre que violent, dans cette continuité entre Groove et Death Mélodique.

85/100

English version?

One thought on “Review 289 : Devildriver – Dealing with Demons, Volume I

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.