Review 302 : Benediction – Scriptures

Trente ans après leur premier album, Benediction revient marquer le Death Metal avec Scriptures.

Créé en 1989 en Angleterre, le groupe signe rapidement avec Nuclear Blast, label qui les soutient toujours pour ce huitième album. Si Darren Brookes et Peter Rew (guitares) sont toujours présents depuis les premières heures de la formation, on retrouve Dan Bate (basse, Omicida, ex-Absolva, ex-Monument), Giovanni Durst (batterie, Hiss of Atrocities, Omicida, Monument) mais également Dave Ingram (chant, Benediction entre 1990 et 1998, Down Among the Dead Men, ex-Bolt Thrower, ex-Hail of Bullets) qui fait son grand retour.

Douze ans séparent Scriptures de son prédécesseur, mais les anglais n’ont pas perdu leur temps et c’est Iterations qui démarre à pleine vitesse après une courte introduction au son purulent. Blast, riffs tranchants, harmoniques sanglantes et hurlements rageurs, la recette reste inchangée et est toujours aussi efficace. Même constat pour Scriptures in Scarlet, un titre énergique et qui pioche dans des racines Old School entraînantes ainsi que dans une rythmique lourde qui fera headbanguer quiconque l’écoute. The Crooked Man, la composition suivante, est plus sombre mais tout aussi lourde, et reste dans ces sonorités qui font à la fois la force et la réputation du groupe, alors que Stormcrow joue sur cet aspect violent et rapide, ainsi qu’un rouleau compresseur de double pédale d’une efficacité effroyable qui se mue parfois en blast fougueux. Le groupe ralentit légèrement pour Progenitors of a New Paradigm, un titre imposant aux harmoniques entêtantes et à la basse ronflante, qui sait habilement placer quelques accélérations, mais repart sur de la violence pure et effrénée pour Rabid Carnality, un morceau court mais tranchant.
In Our Hands, The Scars renoue avec ces patterns Old School que l’on aime tant, ainsi que des sonorités qui nous propulsent des années en arrière. La basse joue un rôle prépondérant dans cette composition, tout comme dans Tear Off These Wings, un titre très groovy et qui m’a immédiatement remis en tête les influences évidentes de la formation. On passe à la courte Embrace The Kill au son perçant qui accompagne des hurlements vindicatifs. L’acharnement des musicien est palpable dans ces riffs sanglants qui sentent la haine jusque dans les leads. On reste dans cet aspect brut de la musique du groupe avec Neverwhen, un titre martial aux leads mélodiques mais froids. Une petite dose de technicité se glisse dans cette rythmique, alors que c’est l’efficacité qui prime sur The Blight at the End. A nouveau, le groupe nous a concocté une rythmique groovy entraînante et frénétique qui saura trouver son public. Dernier morceau, We Are Legion offre un son épique et des mélodies intelligemment placées dans des riffs imposants. Il n’en fallait pas plus pour une dernière séance de headbang sur cette marche guerrière.

Benediction est toujours aussi en forme. Les douze titres de Scriptures sont tous très efficaces et permettent de remettre le Death Old School sur le devant de la scène, en attendant de pouvoir nous assommer avec en live !

90/100

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