Review 344 : Hovert – Omyt

C’est seul qu’Hovert nous propose de plonger dans son univers.

Créé en 2010 par Alever (tous instruments/chant, Art of Mortal), le one-man band a sorti au total une démo, deux albums, deux splits et trois EP, dont Omyt, le dernier en date.

Selon moi, Omyt est composé de trois parties, de deux titres chacune. La première partie semble faire passer le message de l’artiste, puis une outro nous amène à la seconde, qui est exclusivement instrumentale.
Antinatalism I crée dès l’introduction un climat angoissant et glacial, mais sa beauté fascinante nous happe bien vite. La saturation s’invite rapidement au mélange, ainsi que la mélancolie et la souffrance des hurlements du musicien qui accompagnent ces riffs torturés avant le final. Plus aérien mais tout aussi douloureux, il appelle lentement Antinatalism II, une composition froide et entêtante, sur laquelle on retrouve également des cordes au son majestueux.
Pendulum I prend la suite, et c’est à nouveau une mélodie hypnotique qui s’installe. Les effets aériens sont nombreux, et la saturation offre cette part sombre et violente. Les riffs sont tranchants, le mix les fait parfaitement ressortir de cette rythmique malsaine et noire, tout en laissant place à ces hurlements possédés. Un break au son clair nous autorisera quelques secondes pour respirer, puis la tornade de noirceur reprend. Plus forte, plus rapide et surtout plus intense, avant de s’apaiser à nouveau, puis de laisser place à Pendulum II. Pesante et pourtant sublime, la composition nous capture en un instant et hante notre esprit.
Dernière partie, Omyt I démarre sur des riffs sombres qui ne cesseront de devenir de plus en plus intenses grâce à ces hurlements de douleur oppressants. Ces cris terrifiants sont entrecoupés de petites pauses durant lesquelles la sombre quiétude nous enveloppe avant de se faire lacérer à nouveau. Puis les riffs se renforcent à nouveau, gardant cette mélodicité agressive jusqu’à la partie finale, soutenue par des claviers imposants. Cette dernière partie offre des sonorités futuristes, qui contrastent avec Omyt II. Ce dernier titre orchestral permet au musicien de refermer en douceur cette part de son histoire tout en nous offrant une dernière vision ténébreuse.

Entre Black Atmosphérique et DSBM, Hovert trouve sa place. Omyt s’intègre parfaitement dans sa sombre discographie, tout en proposant des compositions glaciales, forgées dans la peine et le désespoir qui sied si bien à cet univers.

90/100

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