Review 021 : In Flames – Colony

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Un des groupes fondateurs du Death Mélodique en Suède, créé par Jesper Stromblad avec la ferme intention de mélanger les mélodies d’Iron Maiden et la violence du Death Metal, je parle évidemment d’In Flames.

Colony a été enregistré avec le line-up le plus connu (et surtout celui ayant joué le plus longtemps) du groupe : Anders Friden au chant (ancien chanteur de Dark Tranquillity, les deux groupes ayant tout simplement échangé leurs chanteurs), Bjorn Gelotte et Jesper Stromblad aux guitares, Peter Iwers à la basse et Daniel Svensson à la batterie. Ce sera le premier album après le passage de Bjorn à la guitare (il était le batteur depuis 1995).

In Flames - Colony

C’est avec Embody The Invisible que cette légende commence. Un slide et c’est un titre accrocheur et soigné qui débute. Ordinary Story est, à mon sens, la plus connue de cet album, puisqu’elle est encore jouée de nos jours et dispose d’un clip vidéo. Autre bombe mélodique, elle commence avec un passage de batterie plutôt simple, puis laisse aux guitaristes la possibilité de s’exprimer pleinement au travers des harmonies. Alternant chant sussuré et hurlements, Anders Friden est d’une forme olympique.
Scorn, c’est le passage rapide de l’album. Le tempo augmente, mais la qualité est toujours présente. Bien qu’un peu surprenante (certaines parties ne contenant pas de guitares), la rapidité d’exécution est remarquable. Le début de Colony nous offrira une petite pause avant de repartir sur les chapeaux de roues. Ce titre aura également un clip vidéo par la suite. Zombie Inc. est la suivante, et ce sera la mélodie qui primera sur la violence ou les riffs lourds. L’album enchaîne ensuite avec Pallar Anders Visa, une petite évasion instrumentale en acoustique accompagnée de claviers.
Une fois cette pause achevée, c’est Coerced Coexistence qui prend le relais. Les paroles sont écrites de manière plus personnelle, et on ressent l’implication totale du groupe en elle. Resin enchaînera pour ce qui est l’un des titres les plus mélodiques de l’album, avant de lâcher Behind Space ’99. Ce titre est parfait. Il enchaîne des montées mélodiques avec des passages lourds à souhait, avec une voix démentielle. En live, ce titre est également l’un des meilleurs. Insipid 2000 repartira sur une base mélodique soutenue par des riffs lourds. Sur le refrain, Anders Friden nous offre un hurlement lointain d’une beauté…
The New World sera un titre une nouvelle fois très bon et qui s’inscrit dans la lignée des précédents, avec un solo d’entrée des plus épiques. Man Made God sera une nouvelle instrumentale, mais non acoustique cette fois. Sur certaines versions, le titre Murders in the Rue Morgue, cover d’Iron Maiden, est présent. Étant donné qu’In Flames est influencé directement d’Iron Maiden, le changement de style sera concluant.
J’ai longtemps hésité sur l’album à commenter, car c’est impossible pour moi d’être réellement objectif, puisqu’In Flames est l’un de mes premiers groupes de Metal, et mon préféré. J’ai eu la chance de les voir deux fois (en salle et en festival), et ces moments furent magiques pour moi. Si vous aimez ne serais-ce qu’un minimum le groupe, allez les voir sur scène. L’énergie qu’ils dégagent est réellement palpable.

90/100

 

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