Review 043 : Septicflesh – Communion

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Nés en 1990 et après six albums, c’est avec le cœur gros que leurs fans apprennent la séparation des grecs de Septicflesh en 2003. Mais l’inattendu se produit : ils reviennent en 2007 en ajoutant des éléments symphoniques à leur Death Metal puissant. Créé par Spiros « Seth » Antoniou (basse, voix hurlée), son frère Christos Antoniou (guitare, orchestrations) et Sotiris Vayenas (guitare, voix claire, paroles), le batteur le plus connu restera Fotis Bernardo alors que Kerim « Krimh » Lechner joue actuellement avec eux depuis fin 2014.

Le premier album issu de cette réunion est Communion. Le plus connu, mais également l’un des plus appréciés du combo leur permet d’affirmer que cette pause n’a nullement entaché leur créativité et qu’ils sont prêts à prendre des risques musicalement pour déverser leurs riffs sur le monde. Largement basé vers la mythologie antique, l’orchestre philharmonique de Prague leur prêtera main forte pour l’enregistrement des orchestrations, alors que Seth s’occupera de la pochette. Il est temps d’aller réveiller les anciens Dieux.

Septicflesh - Communion

L’album commence sur le riff torturé de Lovecraft’s Death. Si la voix est d’une puissance sans égal, elle reste largement compréhensible. Cet hommage à l’auteur du même nom contient énormément de références à son œuvre. C’est après un son de cloche que l’on découvre Anubis. Après une introduction largement tournée vers des riffs atmosphériques accompagnés par les orchestrations, les riffs simples mais efficaces tombent jusqu’à l’appel du Dieu, qui est d’une beauté rarement atteinte par un groupe de Metal. La composition se finit par la répétition du riff final, qui nous hypnotisera tous.
Communion aura la charge de nous sortir de cette torpeur. Si la puissance des instruments et la justesse d’exécution ne vous suffisent pas, attendez la voix de Seth pour vous forger un avis. Le matraquage reprendra lors du refrain puis laissera la place à Babel’s Gate. Autre bijou simpliste qui prend tout son charme grâce au duo batterie/orchestre, c’est encore sur le refrain que les nuques se briseront. We, The Gods est sans aucun doute la composition la plus entraînante de l’album qui jouera énormément sur les pauses pour tirer profit de l’énergie qu’elle dégage. Aucun temps mort n’est admis.
Sunlight/Moonlight se concentrera sur des riffs mélodiques entremêlés et on alternance voix claire/saturée pour garder à la fois son charme et sa singularité. Persepolis, c’est un peu le marteau divin qui s’abat sur nous. Si l’introduction est martiale, l’ambiance inquiétante revient très vite à la charge, renforcée par la voix de Seth. Une description réaliste de la cité antique, avant d’entendre quelques incantations en grec sur la seconde moitié du titre, avant le requiem final.
Vous pensez que vous aviez tout entendu ? Attendez SangReal. La recette est sensiblement la même : des riffs violents et des orchestrations. Cependant, elle dégage une aura particulière. Des paroles étranges et courtes, une alternance de voix, des chuchotements… Non, les grecs n’ont définitivement pas fini de nous surprendre. Narcissus est le titre final, mais également celui qui nous rappellera le plus les anciennes compositions du combo. C’est également le titre le plus calme de l’album, et qui nous permettra de nous reposer un peu avant de remettre le CD entièrement.
Un retour réussi ? Très largement. Pendant ces cinq ans ou les membres se sont concentrés sur Chaostar et The Devilworx (d’autres projets), leur ardeur créatrice s’est renforcée. Elle a également évolué. Actuellement, Septicflesh nous concoctent leur prochain album, qui sera le dixième. Pour les avoir vus trois fois en trois ans, les concerts sont extraordinaires. Froids et distants, mais le jeu de scène porté par la musique en vaut largement la peine.

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