Review 047 : Skinless – Only The Ruthless Remains

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Créé en 1992 par Noah Carpenter à New York, Skinless règne depuis lors sur le monde du Brutal Death Metal, en sortant quatre excellents albums jusqu’en 2011, ou le groupe splitte. Mais deux ans plus tard, le colosse est de retour. Alors formé de Noah Carpenter (guitare), Sherwood Webber (chant), Joe Keyser (basse) et Bob Beaulac (batterie), ils intègrent Dave Matthews (guitare), qui est le seul à ne pas avoir été présent dans le groupe avant le split.

2015 signe définitivement le retour de Skinless avec leur nouvelle bombe de sept titres, Only The Ruthless Remains. La production est plus soignée qu’avant, et les riffs pleuvent. Skinless n’a rien perdu de sa splendeur, et on embarque. Maintenant.

Skinless - Only The Ruthless Remain

Serpenticide a l’honneur d’ouvrir l’album, c’est donc naturel que le riff d’introduction soit monumental. Une pluie de blasts s’abat sur nous après un bref sampler, et Sherwood Webber nous encense de sa voix qui n’a décidément rien perdu au niveau puissance. Un peu plus calme par moments, les riffs n’en restent pas moins lourds, même lors des parties lead. Le titre éponyme, Only The Ruthless Remains, commencera plus calmement avant de revenir aux blasts et riffs démentiellement rapides et violents. A noter les cris aigus qui sont d’une puissance… Les légendes n’ont décidément pas perdu leur inspiration pendant cette petite pause.
L’introduction de Skinless sera un bref sampler suivie d’une pluie de blasts, de riffs lourds et sanglants et de hurlements jusqu’au refrain qui est littéralement pachydermique. Un clip aussi violent que gore a été tourné pour ce titre, de même que pour le suivant : Flamethrower. Véritable exutoire, ce titre renoue également avec les cris perçants qui accompagnent les growls de Sherwood. La rythmique est d’une puissance inouïe, et la guitare lead permet de relever encore d’un cran cet océan de lourdeur.
The Beast Smells Blood commence avec des hurlements et un riff rapide qui gagnera de la puissance au fur et à mesure. Le chant se fait plus caverneux, alors que les riffs tranchants viennent abattre des nuques. Antti Boman (Demilich, Winterwolf) hurle également sur ce titre. Funeral Curse, c’est un moyen sûr d’allier mélodie inquiétante et véritable rouleau compresseur rythmique. Une fois l’introduction passée, le titre est très efficace, et redoutable en live. Tout à la fin, des tambours presque tribaux, et c’est déjà la dernière composition des américains : Barbaric Proclivity. Ce titre, c’est comme un moyen de nous dire qu’il y en aura toujours plus. Comme une solution à ce sentiment que j’avais qu’il me manquait quelque chose. Tous les éléments utilisés par le groupe se retrouvent dans ce titre, qui est démentiel sur scène.
Bien qu’assez peu connu du grand public, Skinless se hisse aisément au rang des plus grands du Brutal Death Metal. Après les avoir vus au Hellfest en 2015, il me tarde d’entendre de nouveaux sons sur CD, et encore plus de les voir à nouveau sur scène !

 

 

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