Review 048 : Fall Of Efrafa – Elil

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Il y a des groupes que l’on cherche, des groupes dont on entend parler, mais aussi des groupes sur lesquels on tombe par pur hasard. Fall of Efrafa est l’un d’entre eux. Peu d’informations circulent sur internet à leur propos, mais ils se seraient formés à Brighton en 2005 et se sont séparés en 2009 après trois albums, deux EP et un split.

Composés de Steve et Neil aux guitares, Georges à la batterie, Mikey à la basse et Alex derrière le micro, leur musique est à la fois variée et torturée. C’est sur Elil, le deuxième album de leur trilogie que nous allons nous pencher, car c’est le premier que j’ai découvert. Toute la musique qu’ils ont composée est basée sur le livre Watership Down.

Fall Of Efrafa - Elil

Trois compositions certes, mais plus de vingt minutes chacune. La première, Beyond the Veil, commence très lentement avec une introduction acoustique hypnotisante et répétitive. Une fois au bout de celle-ci, la voix d’Alex sur une musique que l’on sent maîtrisée et qui incite très largement au headbang arrive. Une superposition de guitares sur des mélodies simples, renforcée par des cymbales explosives et le grondement de la basse. Inhabituel, mais délicieux.
Le second titre, Dominion Theology, suit sensiblement la même approche : une introduction lente et lancinante, même si plus courte, qui finit sur un larsen pour mener à un riff lourd et aérien avant d’amener une voix martyrisée. La composition reprendra par la suite un rythme punk, mais sans altérer le rendu du riff. Par la suite, la composition alternera passages acoustiques, s’offrant même un duo basse/batterie, riffs atmosphériques et riffs lourds à souhaits. Un petit sampler les fera revenir sur de la violence à l’état brut, juste avant que les riffs ne s’apaisent lentement.
Troisième et dernier extrait de cette petite pépite, For El Ahraihrah To Cry commence avec une voix samplée sur de la guitare avant d’arriver rapidement à l’un des riffs les plus lourds de l’album. Une fois encore l’alternance des passages calmes et plus criards rendra du plus bel effet, particulièrement lorsque la batterie se transforme en véritable tambour de guerre sur un riff hypnotisant et suivi de l’ajout d’un sampler avant de repartir sur un riff punk motivant comme jamais. Lorsque le titre semble se terminer, il repart à nouveau, presque indéfiniment.
Fall of Efrafa est clairement un groupe dont l’approche est difficile. A la fois inquiétant et imposant, il faut à mon avis une certaine expérience musicale pour l’apprécier pleinement, mais une fois entré, leur univers ne vous lâche plus. Avis aux amateurs de sonorités étranges.

 

 

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