Review 049 : Kataklysm – In The Arms Of Devastation

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Depuis 1991, la référence du Death Metal canadien s’appelle Kataklysm. Leur style a évolué vers du Death Mélodique, mais la puissance reste la même. Maurizio Iacono (bassiste de 1991 à 1998 puis chanteur) et Jean-François Dagenais (guitare depuis 1991) ont alors recruté Stéphane Barbe à la basse en 1998 et Max Duhamel à la batterie (présent de 1993 à 1995, 1998 à 2003 et 2005 à 2013) qui a été remplacé par Olivier Beaudoin en 2014.

En 2006, alors qu’ils sont en pleine ascension depuis quelques années, Kataklysm sort In The Arms Of Devastation. Véritable déferlante, il confirme ce que le groupe laissait penser grâce aux derniers albums : c’est un poids lourd du genre. A vos headbangs !

Kataklysm - In The Arms Of Devastation

Like Angels Weeping (The Dark) ouvre cet album en beauté avec un petit sampler qui amène directement le premier riff sanglant et d’une violence marquée. Comme les canadiens sont décidés à nous prouver que la qualité de leurs précédents albums n’était pas due à la chance, Maurizio se déchaîne, alternant un growl puissant et un scream tranchant. Le second titre, Let Them Burn sera de la même qualité, avec cette fois ci une basse plus marquée que sur le titre précédent, pour mon plus grand bonheur.

Titre phare à la fois de l’album, mais aussi de la discographie entière puisqu’il est encore joué dix ans après, le pachydermique Crippled and Broken est la pour dénoncer les conditions dans lesquels vivent les anciens combattants, en proie à des souvenirs qu’ils préféreraient probablement oublier. La puissance des riffs est incroyable, et les hurlements du refrain démentiels. Avec sa petite introduction acoustique, To Reign Again se démarquera des autres compositions, mais reviendra à des riffs Death acérés qui nous feront à coup sûr mal à la nuque. A noter le break basse/batterie du plus bel effet.

It Turns To Rust ralentira un peu le tempo, mais restera sur des tonalités lourdes et puissantes, preuve que la voix de Maurizio convient à la fois à des rythmes effrénés que plus lents. A noter l’apparition de la voix de Morgan Lander de Kittie. Open Scars viendra confirmer à nouveau la théorie précédente avec une guitare lead déchaînée mais tout en restant sur l’aspect mélodique des harmoniques, alors que Temptation Nest tentera de revenir sur l’aspect lourd du son du groupe. Une pure merveille. In Words Of Desperation piochera du côté des influences mélodiques dont dispose le combo pour venir achever nos nuques endolories par la violence rythmique.

Déjà la dernière composition, mais pas des moindres… The Road To Devastation, le titre le plus long (sept minutes quinze) semble ralentir encore la cadence avec une voix criarde, des riffs presque atmosphériques et une basse omniprésente, mais un petit changement est à prévoir dès le premier refrain. Un growl caverneux comme peu de chanteurs sont capables de pousser avec la participation de Rob « Smiley » Doherty (décédé en 2012). La composition se termine avec le cliquetis d’une pendule qui disparaît peu à peu, nous laissant seuls.

L’alternance de rythme entre les compositions sert à merveille cet album qui a fêté ses dix ans cette année, et si ce n’est pas déjà fait, je vous encourage à aller en découvrir quelques extraits en live dès la prochaine tournée du groupe sur le MTV Headbangers Ball Tour. Ce sera la quatrième fois en trois ans pour ma part, et c’est une valeur sûre de la scène Death Metal mondiale !

 

 

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