Review 051 : Gaara – Kohaku Shoku No Sinjitsu

Gaara - Band

Très peu connus en France, c’est à nouveau le Japon qui a accouché de ce petit groupe qui s’est dissous après seulement cinq ans d’existence en 2011. Gaara, c’est une histoire plutôt secrète. Le line-up a subi beaucoup de changements, et très peu de titres sont sortis. C’est par pur hasard que je suis tombé sur Kohaku Shoku no Shinjitsu, leur premier mini-album.

Bien qu’un peu trop court à mon goût, c’est ce mini-album qu’il est important pour moi de vous présenter car c’est le seul que j’ai connu du groupe jusqu’à récemment. Il a tourné en boucle pendant un long moment. Amis du Visual Kei, on est partis !

Gaara - Kohaku Shoku No Shinjitsu

 

L’album commence avec la lancinante Kohaku No Naka No Kimi. Alors que la basse et la batterie assurent toute la rythmique, les guitares instaurent clairement une ambiance reposante qui est confirmée par la voix calme du chanteur, Kagami. Un peu plus énergique par la suite, le combo restera dans les tonalités atmosphériques jusqu’à un petit break acoustique qui reviendra alors sur les riffs principaux jusqu’à la fin. Muku, Yuen prendra la suite avec un son nettement plus lourd et agressif. Les japonais se sont enfin décidés à attaquer nos nuques, et ils le font bien. Vraiment bien. Les riffs s’enchaînent devant la basse qui vrombit avec un son malsain. C’est également la composition qui nous laissera entendre les premiers hurlements.

Dirt-Bag relancera l’assaut et cette fois le blast est à l’honneur, sous le matraquage des riffs tous aussi violents les uns que les autres. La voix de Kagami est plus confiante, et une prise de risque au niveau des intonations nous feront d’autant plus apprécier cette chanson. Usuyami No Mukou He restera dans la veine de la précédente, tout en restant dans l’univers sombre qui caractérise le groupe, et les cris sont de plus en plus présents. On sent alors que le groupe prend de l’assurance quand à la violence de sa musique. Le refrain sera dans la plus pure tradition du Visual Kei, alors que l’on entame la dernière composition de l’album.

Yuki No Hana, hymne qui a bercé mon adolescence. La basse et la guitare lead rendent cette composition (qui est d’ailleurs la plus longue) vraiment particulière. Même si j’ai mis du temps avant d’en comprendre (et surtout d’en chercher) la signification, elle restera gravée dans ma mémoire pour un long moment. C’est aussi un titre qui dispose d’un sampler de claviers en arrière fond.

Loin des codes occidentaux, Gaara a su s’imposer à mes yeux comme un groupe à part, et qui a probablement aidé à marquer mes goûts actuels. C’est avec respect que je les remercie pour ces années passées à leurs côtés, et vous le conseille très fortement.

 

 

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