Review 053 – Battlecross – Push Pull Destroy

Battlecross - Logo

Ce que je reproche au Thrash Metal, c’est le son trop “criard”, mais qui ne s’applique qu’à une majorité de groupes. Mélanger le Death et le Thrash, c’est justement abuser du son de la voix puissante du Death Metal. Battlecross est l’un des groupes qui excelle dans ce domaine depuis 2003. Venus des Etats-Unis, il a été formé par les guitaristes Hiran Deraniyagala et Tony Asta, le line-up a subi beaucoup de changements jusqu’à se stabiliser en 2008 avec Don Slater (basse), Mike Kreger (batterie) et Marshall Wood (chant) qui enregistrent le premier album, Push Pull Destroy, en 2010, juste avant le remplacement de Marshall Wood par Kyle “Gumby” Gunther.

Ils réenregistrent alors l’album l’année suivante avec Gumby, y ajoutent un titre et le renomment Pursuit of Honor. Même si le groupe n’a actuellement pas de batteur fixe, ils ont obtenu l’aide de Kevin Talley (Daath, ex-Dying Fetus, ex-Suffocation, ex-Six Feet Under…), Adam Pierce, Shannon Lucas (Serpentine Dominion, ex-The Black Dahlia Murder) et Brian Zink pour la scène. Tournant principalement aux Etats-Unis, ils ont fait leurs premiers pas en Europe pour une tournée de festivals il y a quelques années, et défendent actuellement leur dernier album sur les routes de leur pays d’origine. Pas le temps de réfléchir, headbang !

Battlecross - Push Pull Destroy

L’album commence avec une petite piste instrumentale acoustique, Pursuit of Honor, qui annonce l’excellente Push, Pull, Destroy. La première chose qui marque les esprits, c’est la voix et le souffle de Gumby. Ce… Ce n’est pas humain ! Les autres musiciens ne sont pas en reste, avec une technicité et une maîtrise de leurs instruments poussée à l’extrême. Gumby abuse de son souffle exceptionnel pour alterner le chant Thrash criard et des hurlements Death plus profonds. A noter le solo de basse juste avant le solo de guitare !
On ne souffle pas, Kaleb démarre. Encore une fois, une technicité remarquable sur des riffs purement Thrash, et avec une basse au son impeccable et qui sait se démarquer des autres instruments sans que le tout ne soit noyé. Deception n’en sera pas une pour moi, puisque le chant Death prédomine sur des riffs rapides et tranchants. Les harmoniques sont légions et on sent que le batteur se démène avec ses cymbales.

Man Of Stone reprend une atmosphère très Thrash et énergique, avant un refrain entraînant au possible et même un solo de basse, alors que Breaking You mise sur les blasts et un son très lourd dès le début. L’alternance des chants de Gumby permet de se faire quelques courbatures supplémentaires à la nuque, puis le dernier riff s’efface pour faire place au premier hurlement de Rupture. Petite merveille mélodique, cette chanson s’intègre parfaitement au répertoire du groupe avec les accents épiques du break.

Leech est la composition la plus courte, mais jouera uniquement sur la violence pour se démarquer. Un riff incisif dès le début, puis une pluie de blasts qui s’intensifie sous le hurlement bestial. Même si le chant Death se fait rare, il est percutant sur ce morceau. Une fois encore, le son de basse est très mis en avant, et prouve encore une fois que Don Slater est vraiment très doué.

Better Off Dead reprendra la recette qui marche du mélange lead Thrash et rythmique Death pour nous exploser au visage, alors que Misery s’offre le luxe du départ le plus fédérateur de l’album. Impossible de ne pas se laisser entraîner par cette composition au son si marquant. Une avalanche de double pédale vient sublimer des riffs mélodiques et une voix tranchante. Sur la fin, un petit duo basse/batterie précédera un hurlement, monumental encore une fois, puis un solo qui donne à cette chanson toute la partie épique dont elle avait besoin. Foreshadowing, la dernière composition, repart sur des accents acoustiques accompagnés de samplers avec un solo lointain pour nous signaler la fin de l’album.
Un vent de fraîcheur souffle depuis quelques années sur le Death, et les mélanges ne font que lui rendre honneur. Battlecross, même sans batteur permanent, est un groupe appelé à grossir de manière évidente dans le futur. Un petit passage par la France serait appréciable, et ferait beaucoup de bien à ma nuque !

 

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