Review 064 : Avatar – The Black Waltz

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Quand vous étiez petits, vous êtes probablement tous allés au moins une fois au cirque. Le batteur suédois John Alfredsson en a visiblement gardé un profond souvenir puisqu’il a décidé en 2001 de fonder Avatar, dont le visuel s’inspire des arts du cirque. Aujourd’hui accompagné de Jonas Jarlsby (guitare/chœurs), Henrik Sandelin (basse), Tim Öhrström (guitare) et du clown Johannes Michael Gustaf Eckerström (chant), le groupe a sorti son sixième album en 2016, mais leur style ne s’est réellement affirmé qu’avec le quatrième.

C’est en effet The Black Waltz, sorti en 2012, qui a vraiment sorti le groupe de l’ombre. Un savant mélange de Death Mélodique qu’ils pratiquaient depuis leurs débuts accompagné de rythmiques aux sonorités Nu Metal, et un visuel dérangeant. C’est leur recette personnelle, et au vu des critiques plus qu’élogieuses qu’a reçu le groupe depuis, elle semble fonctionner ! En piste !

Avatar - Black Waltz

On commence fort avec Let Us Die et son riff d’introduction qui permet d’espérer un son très lourd, avec une basse pachydermique. Si la voix de Johannes semble avoir gagné en puissance, elle dispose également d’une personnalité unique. Le duo basse/batterie sur la fin annonce le retour de la tempête avec notamment Torn Apart. Encore une fois la base Nu Metal est largement perceptible, mais collera parfaitement aux rythmiques plus axées Death du combo. Prenons un peu de vitesse avec Ready For The Ride qui nous propulsera dans une composition à toute vitesse, que ce soit pour la double pédale ou les riffs, entrecoupés de passages plus calmes en son clair.

La longue introduction d’In Napalm permettra d’en apprécier toute l’intensité jusqu’au refrain composé de chœurs. Arrêtez tout, on tient une chanson vraiment originale ! Vous imaginez une cour de récréation pleine d’enfants ? Ajoutez-y une petite mélodie en son clair inquiétante pendant plus d’une minute avant de laisser un clown psychopathe arriver sur des hurlements et des riffs Death. Cette vision d’horreur s’appelle Black Waltz. Vous préférez les titres plus classiques ? Alors laissez-vous prendre dans Blod, titre assez martial composé de riffs dissonants.

Je sais que vous vous êtes tous demandés à quoi ressembleraient du Death Metal sans la distorsion, et vous avez la réponse avec l’introduction de Let It Burn. A noter l’excès de folie de Johannes après le solo, alors que Paint Me Red semble être bien plus personnelle. Autant par les paroles que par l’intensité dans la voix, elle ne laisse pas indifférent.
Autre petit onvi musical, Smells Like A Freakshow commencera avec un petit sample électro qui reviendra tout au long de la chanson pendant des passages acoustiques. Enfin, la dernière composition, Use Your Tongue, reprendra des riffs Death Metal massifs qui seront séparés par des passages à l’harmonica, et des choeurs effrayants pendant près de neuf minutes, avec des breaks assez… Je vous laisse juger.
La séance est terminée, mais on en redemande ! Malgré des passages dont l’intégration semble difficile, l’album est globalement très bon ! Étrange, oui, mais vraiment bon ! Leurs prestations sont également très rythmées par le groupe qui bouge énormément, et le Hellfest sera leur prochaine destination.

 

 

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