Review 073 : Life Of Agony – A Place Where There’s No More Pain

Life Of Agony - Logo

Certains groupes ont une histoire qui les a inscrits dans la légende. Et c’est le cas des américains de Life Of Agony. Créé par le chanteur Keith Caputo en 1989, il est vite rejoint par ses compères Alan Robert à la guitare et Joey Z à la basse (ex-Carnivore).

Le poste de batteur verra plusieurs changements, mais sera à peu près stable avec l’arrivée de Sal Abruscato en 1992 (aussi dans A Pale Horse Named Death et ex-Type O Negative). En 1996, Sal cède sa place à Dan Richardson (Crumbsuckers) et Keith quitte le groupe. Désemparés, ils font alors appel à Whitfield Crane (Ugly Kid Joe) pour le chant sur scène, avant de se séparer une première fois en 1999. L’année 2002 verra le retour de Life Of Agony jusqu’en 2012, pour une seconde séparation qui ne durera que deux ans, puisque c’est en 2014 que le groupe annonce sa reformation définitive. A noter que Keith Caputo se fait appeler Mina Caputo depuis 2011, après avoir subi une opération chirurgicale pour devenir officiellement une femme.
Durant près de trente ans de carrière mouvementée et vingt-trois ans d’activité, le groupe n’aura sorti que cinq albums. Preuve que la quantité ne fait pas tout, Life Of Agony est adulé par ses fans et respecté par toute la scène Metal internationale. L’annonce de la sortie d’A Place Where There’s No More Pain a mis en effervescence toute cette sphère Metal, car les précédents albums n’avaient pas été unanimement applaudis par la critique. Life Of Agony est revenu plus fort que jamais, et ça commence maintenant.

Life Of Agony - A Place Where There's No More Pain

On commence avec le sampler d’introduction de Meet My Maker, dont le riff principal rappellera aux puristes les rythmiques sombres et violentes du premier album. La voix de Mina est réellement différente de celle qu’elle pouvait avoir en tant que Keith, mais l’univers du groupe reste toujours aussi prenant. Cette solide rythmique s’achèvera pour laisser place à Right This Wrong. La basse est omniprésente et c’est sur ces accords aussi hypnotiques que saccadés que le groupe nous prouve qu’il sait toujours conquérir le cœur de ses fans. Le tempo du titre éponyme, A Place Where There’s No More Pain, en fera une composition très entrainante. Mina maîtrise à merveille sa voix et les chœurs présents en arrière plan ne font que renforcer un refrain déjà merveilleux.
Dead Speak Kindly jouera sur l’écho des couplets pour attirer l’oreille alors qu’A New Low ralentira drastiquement le tempo. Le duo basse/batterie fonctionne à merveille avec la voix profonde et mélancolique de Mina, qui contraste avec les cris lors du refrain. Un titre vraiment différent, mais qui précède parfaitement World Gone Mad. Plus classique et proche des tonalités habituelles du groupe, cette composition a été créée pour faire patienter le public avant de lancer un classique.
Plus calme, mais également plus lourd sur le début, Bag Of Bones saura se montrer plus énergique sur le refrain. Un autre titre comme Life Of Agony ne nous en avait pas sorti depuis un moment. Walking Catastrophe ne perdra pas une seule seconde pour recréer l’ambiance grasse qui avait fait leur succès en 1993 avec un riff que je connais déjà par cœur à la première écoute. Nouvelle pause avec un son qui démarre sur de l’acoustique, Song For The Abused reprendra du poil de la bête au fur et à mesure que le couplet avance pour éclater sur le refrain. Le dernier titre, Little Spots Of You commence avec un clavier empreint d’une tristesse sans nom. D’autres claviers rejoindront la voix mélancolique de Mina, avec quelques samplers étranges en fond, qui termineront le titre de manière surprenante. Clairement à part, cette composition me fait espérer le meilleur pour la suite.

Un changement réussi ? Oui. Un album réussi ? Oui. Un réel retour du groupe ? Clairement. A Place Where There’s No More Pain permet à Life Of Agony de s’imposer à nouveau sur un terrain qu’ils ont conquis il y a des années, mais également d’accroître son influence. Un nouveau passage en France serait réellement appréciable, car le groupe est rarissime dans notre pays. Le show du Hellfest 2015 avait fait des milliers d’heureux, et en particulier un homme, qui attendait le groupe patiemment depuis vingt-deux ans. Revenez nous vite !

 
 
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