Review 087 : Humanity Zero – Withered In Isolation

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Jouer un son Old School avec des éléments non-conventionnels, vous pensez ça possible ? Eh bien Humanity Zero va vous prouver que oui.

Si les grecs se sont formés en 2003, il a fallu attendre 2008 pour voir l’arrivée du premier album, mais les suivants n’ont clairement pas tardé. Aujourd’hui, c’est Withered In Isolation, leur huitième album que Dimon’s Night (batterie, guitare, claviers), Vaggelis Vee Kappa (guitare lead), Stelios (violon) et Giannis Grim (chant) viennent présenter. Un savant mélange de Doom Death et de Death Old School avec des passages aériens et mélancoliques. Ce séduisant mélange débute maintenant.

Humanity Zero - Withered In Isolation

C’est avec Withered In Scars et ses riffs lents que les grecs décident de démarrer. Une plongée immédiate dans l’univers du groupe, qui permettra de découvrir la voix torturée de Giannis qui colle parfaitement à cette ambiance lourde, mais qui n’hésite pas à inclure quelques passages à la double pédale rapide. On continue sur Away From The Light et son violon inquiétant. Si le groupe fait dans le son Old School, ce titre lui donne une toute autre dimension. Le titre est réellement accrocheur, et on le voit à peine passer. Le groupe dévoile à nouveau son côté ambiant avec Reveries Of My Stained Mind et ses claviers qui nous accompagneront tout au long de la progression des riffs.
Si le groupe n’est pas assez violent pour vous, je vous conseille tout de même d’attendre Fading In A Cryptic Obscurity et sa batterie martiale qui vous ravira à coup sûr. Après la moitié du titre, un solo viendra interrompre toute cette noirceur pour finalement y revenir, alors que le chant est beaucoup plus plaintif sur Solitary Confinement. La fin du titre s’axera sur une petite partie technique, alors qu’Horrendous Growls et sa rythmique s’infiltrera facilement dans votre esprit.
La voix claire au début de Blood Redemption peut effrayer, faisant penser une fois de plus à un titre lent, mais ne vous en faites pas, le tempo s’accélère très vite alors que les riffs deviennent inquiétants. The Dungeon mettra en avant le son de la basse, plus vrombissante que jamais, tandis que Vaggelis se chargera de nous hypnotiser avant l’assaut final. Dernier titre de l’album, Premonition est aussi le plus long. Pendant plus de huit minutes, le groupe nous assomme avec une rythmique mélancolique sublimée par un clavier qui ne s’arrête jamais, même pendant les phases plus rapides. On ressent alors parfaitement les racines Old School du groupe grâce à ces riffs simples, mais efficaces.

 

Cette pause de trois ans a permis à Humanity Zero de piocher dans leurs ressources intérieures afin de forger des riffs empreints de tristesse. Je ne connaissais pas le groupe, mais je peux vous certifier que les amateurs de My Dying Bride y trouveront autant leur compte que les adeptes de Morbid Angel.

 

 

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