Review 090 : Aegir – Ringhorn

Aegir - Logo

Empruntant leur nom au géant nordique qui personnifie la mer, Aegir est un groupe français qui oscille entre Death Metal et inspirations Viking.

Si leurs débuts en 2007 sont assez sombres, Barbatos (batterie), Einherjar (guitare) et Hermod (basse/chant), jouant tous également dans Pestiferis, recrutent Heimdall (guitare) pour compléter leur line-up et aboutir à Ringhorn, leur premier album, en 2017. Mélangeant thèmes vikings, paroles orientées sur la mythologie et rythmiques Death Metal, le seul réel défaut vient du mixage et mastering qui restent assez approximatif et malheureusement insuffisants pour ce style. Il reste quelques places sur le drakkar, vous montez ?

Aegir - Righorn

Through Tides and Shore est une introduction assez directe dans le style du groupe. Un sampler au clavier qui indique clairement les influences du groupe, avec une batterie martiale et des sonorités nordiques avant l’assaut mené par Tought and Memory. La voix d’Hermod arrivera sur ce titre, qui malgré sa rythmique puissante ne nie absolument pas les influences Viking de la composition. Le problème viendra du son, qui rendra la batterie beaucoup trop effacée à mon goût, et le son des autres instruments beaucoup trop ancien. La voix claire devient presque mythologique, alors que sur Fenrir les voix saturées se succèderont pour retranscrire l’aspect d’une bataille, sous les blasts de Barbatos.
Après une introduction plutôt planante, Ringhorn entre en jeu avec sa rythmique plus lente, mais aussi plus propice au headbang. Très entraînante, cette composition éponyme cassera le rythme avec un blast beat qui accélèrera le tout, alors que Travel to Noatun se fera plus enjouée. Ce passage mi-folk, mi-Metal peut tout à fait déclencher une danse en plein milieu de la fosse, mais The Fire of Muspellheim restera dans un registre plus classique et créera probablement un mouvement de foule incontrôlé à chaque concert.
Si l’introduction de Last Battle fait penser à un titre atmosphérique, il n’en est rien. La puissance de la rythmique ne ralentira qu’à peine pour le solo, puis reviendra au riff d’introduction afin de mieux finir la composition. Les choeurs d’Echoes of Thunder Far Away commencent à faire planer l’auditeur pour mieux le ramener sur Terre avec les frappes rituelles qui ponctuent la composition, et les quelques riffs présents se chargeront de nous rappeler que le groupe fait également dans le Metal Mélodique, tandis que What the Fork?, la dernière chanson, reprend un rythme dansant au clavier électronique. Le son agressif diffère largement de ce dont le groupe nous as habitués, mais on comprend rapidement que c’est une blague créée par les membres.

Si le groupe semble inspiré d’un bout à l’autre de l’album, le son, mixé par Einherjar, n’est pas à la hauteur des espérances des amateurs de Metal Folk/Pagan. Beaucoup trop brouillon sur certains passages, il gâche l’écoute, surtout au niveau de la batterie, mais on sent que les quatre membres se sont pourtant donnés à fond sur ce projet. Si on peut espérer une chose, c’est qu’Aegir continue à écumer les salles françaises afin de grossir et de nous proposer un album digne de leur créativité, avec un son à la hauteur de leurs ambitions.


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