Review 092 : Gutslit – Amputheatre

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Vous n’avez jamais eu une première approche avec un groupe qui s’est confirmée en concert ? Eh bien c’est ce que j’ai ressenti avec Gutslit il y a deux semaines.

ne déferlante de puissance venue d’inde et menée d’une main de maître par Gurdip Singh Narang (basse) depuis 2007 qui dévaste littéralement tout sur son passage. Entouré d’Aaron Pinto (batterie), Prateek Rajagopal (guitare) et Kaushal LS (chant), le quatuor a exploité toutes leurs ressources pour nous offrir un concentré de violence, matérialisée sur leur deuxième album, Amputheatre. Le concept de cet album est plutôt simple : les tortures ancestrales. Vous avez peur d’avoir mal ? Alors restez en arrière.

Gutslit - Amputheatre

On débute lentement sur le sampler d’Amputheatre, un titre introductif. Des bruits de pas accompagnés de chaînes, et le personnage arrive lentement dans une arène qui s’annonce plutôt dangereuse. L’introduction de Brazen Bull nous le confirmera. Les riffs sont lourds et la rythmique aussi torturée que le malheureux emprisonné dans le taureau. Le chant de Kaushal alternera entre growl caverneux et pig squeal fracassant, alors que les frappes d’Aaron s’abattent comme les dernières secondes du condamné. From One Ear To Another prendra le relais sur un titre un peu plus technique et qui jouera sur les harmoniques ainsi que la vitesse d’exécution pour convaincre, alors que d’un seul coup le son s’arrête pour reprendre de plus belle.
Sur Necktie Party, la basse de Gurdip se fera plus entendre qu’à l’accoutumée pendant les riffs axés Death Technique, alors que c’est la guitare de Prateek qui dominera la partie Brutal Death. Un sampler introduira proprement Blood Eagle qui fera des taches de sang sur votre nuque si vous ne faites pas attention. Les frappes incitent au headbang de manière indécente, si bien qu’il est impossible d’arrêter d’écouter ce titre, quoi qu’il arrive. En plein milieu, la rythmique changera pour devenir plus technique, alors que Brodequin misera tout sur le son gras et lourd que le groupe peut produire. L’alternance entre le growl et le scream de Kaushal prouve qu’il n’a rien à envier aux maîtres du genre.
Maraschino Eyeball prendra le temps d’arriver pour qu’un sample se fasse littéralement écraser par le son. Oui, écrasé. C’est la sensation que j’ai ressenti en écoutant ce titre pour la première fois : les riffs sont tellement puissants et inattendus qu’ils défoncent toute résistance sur leur passage, alors que Scaphism sera plus sage, en s’axant sur le blast furieux d’Aaron. Le dernier titre, Death Hammer, sera à la fois le plus long, mais également le plus lent. La rythmique massive veut clairement nous faire comprendre le titre de la composition une bonne fois pour toute, avant de disparaître au loin.

 

Longtemps sous-estimée, la scène indienne regorge de trésors cachés. Nul besoin d’avoir fait dix albums pour s’imposer en force sur scène comme en CD, et Gutslit l’a bien compris. Avec leur demi-heure de démolition, les indiens ajoutent une pierre solide à l’édifice du Brutal Death mondial. Lors de leur date à Paris, les musiciens étaient à la fois abordables et humbles à la table de merch qu’imposants sur scène. Et je ne parle pas que de leur son extraordinaire.


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