Review 095 : White Halo – Heaven In Her Arms

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Certains groupes parviennent à harmoniser parfaitement la violence dans sa forme la plus pure, des sons aériens à la limite de l’ésotérisme, et une musique calme au possible. L’un d’entre eux est la légende du Post-Hardcore/Screamo japonais, Heaven In Her Arms.

Très peu d’informations circulent à leur sujet depuis leur création en 2002, mais le groupe qui est composé à ce jour de Kent (guitare/chant), Takayuki (guitare), Katsuta (guitare), Kentaro (basse) et Rocky (batterie) ont sorti quelques démos, pas mal de splits avec d’autres groupes japonais et trois albums. Le dernier d’entre eux, White Halo, date de quelques mois à peine. Bienvenue dans un univers unique.

Heaven In Her Arms - White Halo

 

 

C’est la délicieuse Ray Of Light At Dusk qui ouvrira cet album. Une introduction au son pénétrant, crépitant, angoissant, mais surtout cristallin. Ce titre dit à la fois tout ce qu’il y a à savoir sur la musique du groupe sans réellement tout dévoiler. Abyss Of The Moonbow ne perdra pas une seule seconde pour nous envoyer une première rafale dans les oreilles. Les riffs sont impitoyables mais également très aériens, et c’est ce qui permet au groupe de jouer avec les ambiances. Littéralement coupée en deux, cette composition sera d’un coup réveillée par la voix mélodieuse de Kent, qui finira par nous hurler une fois encore au visage, nous laissant pantois.
Une autre rythmique prendra le relais avec Forgivable Drown et sa guitare lead enjouée, qui devient presque hypnotique en duo avec la basse sous la voix éraillée de Kent. Le titre suivant est celui qui m’a fait succomber à la première écoute. Glare Of The End, et son introduction au piano, suivi d’une tornade de notes toutes aussi criardes les unes que les autres. L’équilibre parfait entre une violence sans nom, une pureté immaculée et une touche de sensibilité. Après quelques notes de piano, c’est Chain With Fetters qui se chargera de rétablir le calme dans notre esprit avec des sonorités mystiques.
Enchaînant directement, Entangled Torus révèlera une voix encore plus torturée qu’à l’accoutumée, sur des riffs minutieusement choisis et bien plus massifs qu’auparavant. La partie finale, bien qu’annoncée par un chant clair, me rappelle un Post-Black puissant. Le dernier titre de cet album, Turbid Fog, est également le plus long. Si le début est réellement différent du reste de l’album, un bruit blanc nous fera revenir sur nos habitudes, pour une rythmique aussi belle que violente. Tout au long de ces dix minutes, le groupe alternera entre toutes les influences de leur univers, mais ce condensé restera parfaitement structuré.

 

Décidément, ces japonais sont géniaux… L’énorme avantage d’Heaven In Her Arms est leur richesse. Les membres ne se privent d’aucune inspiration, et se permettent de faire durer un titre autant qu’ils le veulent pour arriver à un résultat saisissant et qui peut parfois faire cohabiter deux univers drastiquement opposés dans un cocon de magnificence. Même si ils reviennent tout juste d’une petite tournée en Europe cet été, j’espère qu’un passage en France sera très vite d’actualité.


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