Review 108 : Vvilderness – Devour The Sun

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Alors que je finalisais mon Top 10 des découvertes de l’année 2017, on m’a conseillé de jeter un oeil à un projet singulier. Mêlant Black Metal Atmosphérique, sonorités joyeuses et puissance brute, Vvilderness n’était en effet pas loin de figurer dans ce Top 10.

Fondé par vvildr en 2011, le hongrois mettra six ans à sortir Devour The Sun, son premier album. Cependant, il y a une raison à celà : il a tout fait seul. La musique, le chant, l’artwork, l’enregistrement, le mastering… Cet album, c’est lui. Quelques jours plus tard, il sortira également les versions instrumentales de ses titres, mais à mon avis c’est la version avec le chant qui est la plus intéressante.

Vvilderness - Devour The Sun

L’homme débute avec Starless Dark, un titre instrumental qui démarre lentement, mais nous enveloppe d’un voile de ténèbres. La guitare se fait alors soudain entendre en fond, et les claviers deviennent effrayants. Le voile nous recouvre totalement et c’est Sól qui se lance, avec un véritable coup de canon mélodique. Tous les traits caractéristiques du Black Metal sont présents, mais il y a quelque chose en plus. L’ambiance mi-reposante, mi-effrayante du morceau précédent n’est pas partie, et les sonorités “joyeuses” du hongrois n’y feront rien. Parfois entrecoupée de passages en son clair, la rythmique nous assomme littéralement jusqu’à un final en apothéose. Le titre éponyme, Devour The Sun, débute plus lentement, en nous ensorcelant avec des riffs acoustiques empreints d’échos. La saturation reviendra rapidement, et le chant de l’homme est à la fois menaçant et plaintif. Ce contraste est d’ailleurs également présent grâce à la guitare lead au son clair en arrière plan. Vers la fin du morceau, un passage plus expérimental surprendra l’auditeur , mais les riffs sombres reprendront le dessus.
Life, le deuxième titre instrumental de l’album, est beaucoup plus enjoué, et rappelle une composition folklorique au son joyeux. Une trace de mélancolie perdure cependant dans ces riffs clairs alors que New Earth viendra nous frapper à nouveau. Débutant avec une rythmique lointaine, vvildr joue avec notre patience jusqu’à laisser sa composition exploser. Le chant est plus serein, et le titre est également séparé en deux par un passage acoustique qui permet de reprendre avec plus d’intensité. Soudainement, la musique s’arrête. Le dernier morceau, qui est également le plus long, s’appelle Aftershine. Sa rythmique nous fait planer dès le début, et le chant, plus caverneux, renforce cette impression de lenteur. Des riffs clairs viendront encore une fois temporiser le tout, soutenus par une batterie qui flirte avec le Metal Progressif, mais qui laissera finalement place à un calme olympien avant de repartir dans des sonorités qui remplacent toutes substances illicites. Cette rythmique s’éteindra alors pour permettre au son mystique des claviers d’occuper notre esprit lors des trois dernières minutes qui sont accordées.

 

C’est un OVNI musical. Sorti de nulle part, Vvilderness nous fait éclater en plein visage un univers à la fois riche et prenant, mélancolique et sombre, mais surtout atmosphérique et personnel. Seulement six titres, mais qui s’emboîtent parfaitement, et se complètent parfaitement. Espérons simplement que nous n’aurons pas à attendre six ans supplémentaires pour le prochain opus.


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